Histoire du féminisme (2/5) : la première vague

Temps de lecture : 3 minutes


La première vague du féminisme est indissociable des aspirations libérales de l’époque, puisqu’elle s’enracine dans tous les espoirs portés par les révolutions du siècle précédent. Les objectifs se rejoignent souvent : si les courants suivent le cours de l’histoire nationale dans laquelle ils s’inscrivent, ils s’alimentent les uns et les autres. Ainsi, on retrouve, tant en Europe qu’aux États-Unis, la lutte pour le droit de vote et l’accession à une citoyenneté pleine, qui va parfois de paire avec la lutte contre l’esclavage, la remise en cause du mariage et de l’iniquité au sein de la sphère familiale, mais également les dissensions entre des combats principalement portés par des femmes bourgeoises qui ne représentant guère les intérêts des femmes des classes ouvrières.

Une fois le droit de vote acquis, beaucoup de féministes cessèrent de militer. Celles qui choisirent de continuer le firent sur des sujets tels que la contraception et l’accès à certaines sphères, principalement professionnelles, réservées aux hommes. Il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que le mouvement se réorganise de manière tangible.

La théorie

Au tournant du XIXe siècle, Olympe de Gouges et Mary Wollstonecraft ont posé les bases des revendications féministes à venir. En Angleterre, le travail de Wollstonecraft a été poursuivi principalement par Harriet Taylor Mill et John Stuart Mill, incarnant tous deux, pour le moins parfaitement, ce libéralisme politique et économique croissant, qui fait de l’individu l’unité constitutive de la société, dont le rôle ne peut et ne doit dépendre du genre. Ainsi, l’essai phare d’Harriet Taylor Mill, The Enfranchisement of Women, accuse la sphère domestique à laquelle la femme a été assignée, d’être le fondement de l’inégalité entre les sexes puisqu’elle a de fait provoqué la dépendance économique au mari. L’inégalité résulte donc des rapports sociaux et non de la nature, comme beaucoup avaient voulu et voulaient encore le faire croire. C’est pourquoi elle appelle à un meilleur accès à l’éducation, puis à l’intégration des femmes au marché du travail, qui n’est d’ailleurs pour elle nullement incompatible avec une vie de famille.

Cette philosophie constitue le socle sur lequel s’appuie cette première vague, qui va faire de l‘accession au droit de vote son fer de lance : puisqu’il est la clé de la représentation politique, il est nécessaire au changement – la question de sa suffisance créera d’ailleurs des dissensions au sein du mouvement. N’oublions pas que cette revendication date de la fin du XVIIIè siècle et qu’il faudra attendre les années 1920 pour que des lois commencent à être votées. C’est en partie la lassitude provoquée par ce combat de longue haleine qui a motivé une évolution des méthodes employées, devenues, avec le temps, de plus en plus drastiques.

La pratique

Il est d’usage aujourd’hui de considérer la Seneca Falls Woman’s Rights Convention (État de New York, été 1848) comme le point de départ officiel de cette vague – alors même qu’elle a longtemps été absente des manuels d’histoire. En effet, il s’agit du premier événement à grande échelle demandant la fin de toute discrimination basée sur le sexe, à l’initiative de Lucretia Mott et Elizabeth Cady Stanton, rejointes par Martha Wright, Jane Hunt et Mary Ann McClintock. De cette convention, à laquelle trois cent personnes ont participé, est ressorti la Déclaration des sentiments, rédigée sur le modèle de la Déclaration d’indépendance et signée par soixante-huit femmes et trente-deux hommes, soit un tiers des personnes présentes. Ce faible taux de signature est attribué au caractère pour le moins radical des propositions, en témoigne le préambule : « l’histoire de l’humanité est une histoire de fautes et d’usurpations répétées de la part de l’homme à l’endroit de la femme, ayant eu comme objectif immédiat l’établissement d’une tyrannie absolue sur elle » [traduction libre]. S’il s’agit d’un événement majeur ayant inauguré les décennies d’activisme qui allaient suivre, d’autres initiatives lui ont précédé.


Ce sujet de la première vague étant à l’origine de multiples ouvrages et d’une pluralité articles, rédiger un billet exhaustif me paraît absolument impossible. Aussi pouvez-vous retrouver un cycle d’articles présentant une description des figures, initiatives et courants de pensée incontournables des différents mouvements féministes en France, au Royaume-Uni, et aux États-Unis.


Cathia Jenainati et Judy Groves. 2010. Introducing Feminism: A Graphic Guide. London : Icon Books Ltd.

Gerda Lerner. 1998. « The Meaning of Seneca Falls: 1848-1998 ». Dissent-New-York : 35-41.

Janet A. Seiz et Michele A. Pujol. 2000. « Harriet Taylor Mill. » American Economic Review 90 (n°2) : 476-479.

Sylvia Paletschek et Bianka Pietrow-Ennker. 2004. Women’s Emancipation Movements in the Nineteenth Century : a European Perspective. Stanford : Stanford University Press.

Valerie Sanders. 2006. « First wave feminism ». Dans Sarah Gamble (dir.), The Routledge Companion to Feminism and Postfeminism. Taylor & Francis e-Library : 15-24.

Mary Wollstonecraft (1759-1797)

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Cette hyène en jupons, Madame Wollstonecraft.

Horace Walpole, 1795

Mary Wollstonecraft est reconnue comme étant le pilier du féminisme égalitaire moderne – en partie grâce à Virginia Woolf, qui a su revaloriser son œuvre alors fortement discréditée, en raison de sa vie sentimentale complexe et perçue comme immorale. On retient principalement son ouvrage A Vindication of the Rights of Woman: with Strictures on Political and Moral Subjects (en français : Défense des droits des femmes, suivie de quelques considérations sur des sujets politiques et moraux) paru en 1792. Elle est également l’autrice de plusieurs autres livres dont le fer de lance a toujours été l’éducation, peu importe le degré politique de l’œuvre en question.

Ses revendications principales

L’épitre dédicatoire de la Défense fournit des éléments clés de sa pensée, en synthétisant ainsi son argument principal : « si la femme n’est point préparée par l’éducation à devenir la compagne de l’homme, elle arrêtera le progrès des Lumières ». Ce qu’elle accuse, c’est cet « hommage spécieux » fait aux femmes, par le culte d’une féminité douce et docile, supposément naturelle, et à cultiver. Ce carcan de l’adoration masculine est véhiculé par de nombreux auteurs, et c’est notamment à Rousseau qu’elle s’en prend. Elle démonte ainsi, point par point, les arguments tirés de son traité d’éducation, l’Émile, et soumet une approche alternative. Alors que Wollstonecraft souligne la nécessité de traiter les femmes en êtres raisonnables, elle déplore que, « pour [les] rendre faible[s], ou belle[s], on néglige [leur] intelligence ». Autrement dit, elle regrette que les femmes n’existent que par rapport aux hommes et pour les hommes. Elle soutient qu’en bénéficiant d’une éducation rationnelle et morale, plutôt que d’une mise en valeur constante d’une féminité toute construite, les femmes pourraient atteindre l’indépendance financière et jouir d’une plus grande liberté – il est important de souligner qu’elle n’était pas non plus une fervente adepte du mariage.

Son legs conceptuel

Son travail sera par la suite repris et approfondi, notamment par Harriet Taylor Mill, autant qu’il constituera un appui important pour les militantes à venir – et ce en dépit des fortes critiques dont elle fera l’objet, considérée, en raison de sa vie personnelle, comme déséquilibrée émotionnellement (peu crédible).

En 1989 a été introduit, par Carole Pateman, le concept de dilemme de Wollstonecraft, qui demeure incontournable pour les études féministes et de genre, mais également pour la science politique. Il s’agit de la tension et de l’incompatibilité entre l’égalité et la différence dans les revendications des droits des femmes. Qu’est-ce que cela signifie? Qu’en se battant contre l’inégalité, il est inévitable de mettre de l’avant sa différence, or c’est cette même différence qui est à l’origine de l’inégalité

PS : Saviez-vous que l’autrice de Frankenstein n’est autre que la fille de Mary Wollstonecraft?


Carole Pateman. 1989. The Disorder of Women : Democracy, Feminism and the Welfare State. Stanford University Press.

Cathia Jenainati et Judy Groves. 2010. Introducing Feminism: A Graphic Guide. London : Icon Books Ltd.

Mary Wollstonecraft. 2024. Défense des droits des femmes. Paris : Gallimard.

Morwenna Griffiths. 2014. « Educational Relationships: Rousseau, Wollstonecraft and Social Justice ». Journal of Philosophy of Education 48 (2) : 339-354.

Valerie Sanders. 2006. « First wave feminism ». Dans Sarah Gamble (dir.), The Routledge Companion to Feminism and Postfeminism. Taylor & Francis e-Library : 15-24.

Crédit image © John Opi

Olympe de Gouges (1748-1793)

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Rappelez-vous cette virago, cette femme-homme, I’impudente Olympe de Gouges, qui abandonna les soins de son ménage, voulut politiquer et commit des crimes… Cet oubli de son sexe l’a conduite à l’échafaud.

Pierre Chaumette, 1793

Lorsqu’ils ne l’oubliaient pas – volontairement? -, les historiens ont souvent voulu faire d’Olympe de Gouges une créature furieuse, hystérique, démente, ayant trahi sa « féminité » – c’est-à-dire sa douceur et sa passivité. En réalité, il s’agit d’une théoricienne doublée d’une activiste dont la profondeur et le courage n’ont d’égal que la pertinence. On retient principalement d’elle sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) et le fait qu’elle a été guillotinée; mais, bien évidemment, ce n’est pas tout.

Pour le moins prolifique, elle a rédigé plusieurs essais, brochures, pièces de théâtre, romans, et ses revendications portaient alors principalement sur :

  • l’égalité des droits, notamment par le suffrage universel et la possibilité de participer activement à la vie politique;
  • la liberté d’opinion et d’expression;
  • l’accès au divorce – elle s’opposait radicalement au mariage tel qu’il était établi, et notamment aux mariages forcés;
  • l’importance de la solidarité et de l’unité entre les femmes.

Certaines de ses idées étaient résolument modernes, peut-être même dangereusement avant-gardistes. Elle était effectivement en faveur de la féminisation des noms de professions, de la protection sociale des femmes marginalisées, qu’elles soient travailleuses du sexe ou mères isolées, ou encore de la taxation du « luxe effréné ».

D’aucuns estiment toutefois que son œuvre pose des défis interprétatifs. L’une des hypothèses est que l’excessive spontanéité qu’on y trouve, alliée à certaines incohérences, dénote une fervente volonté de se faire entendre – et, de fait, les difficultés qu’elle a pu rencontrer.

Qui plus est, on ne saurait oublier ses prises de positions abolitionnistes, notamment dans ses Réflexions sur les hommes nègres (sic), publiées après que la Comédie Française lui avait demandé de changer, dans Zamora et Mirza, les personnages même des esclaves Noirs. Ses Réflexions témoignent de sa profonde conviction de l’égalité naturelle des êtres humains et de l’absence fondamentale de justification de l’oppression, qui n’existe selon elle que pour l’intérêt et l’avarice des hommes blancs.

D’autres figures importantes au tournant du XIXè siècle :

  • Félicité de Kéralio (1758-1821)
  • Anne-Joseph Terwagne devenue Théroigne de Méricourt et surnommée l’Amazone Rouge ou la furie de Gironde (1762-1817)
  • Sophie de Grouchy, marquise de Condorcet (1764-1822)
  • Claire Lacombe (1765-1798)
  • Pauline Léon (1768-1838)

Bibliothèque nationale de France. 2019. « Pionnières ! – Olympe de Gouges ». En ligne.

Jean-Louis Debré et Valérie Bochenek. 2013. Ces femmes qui ont réveillé la France. Fayard.

Marie Josephine Diamond. 1990. « Olympe de Gouges and the French Revolution : the construction of gender as critique ». Dialectical Anthropology 15 (2/3) : 95-105.

Pierre Sané. 2008. « À contre-courant ». Le Monde Diplomatique. En ligne.

Crédit image © Élodie Bouédec

Histoire du féminisme (1/5) : présentation générale

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Les prises de position en faveur de la valorisation de la place des femmes dans la société sont présentes dans la littérature depuis la Grèce Antique (Sappho). Puis, on en retrouve tant au Moyen-Âge (Hildegard von Bingen, Christine de Pisan) qu’à la Renaissance (Louise Labé, Marie de Gournay, Mary Ward, Mary Astell). L’histoire en a retenu des textes individuels, ne reflétant guère un élan commun ou un mouvement conscient de sa propre existence. Cependant, il serait erroné de croire que les autrices portaient involontairement, ou par hasard, des messages d’émancipation – en témoignent les querelles ayant opposé, tout au long de l’histoire, les pro et les anti évolution du statut des femmes. C’est pourquoi l’on tend à prendre le siècle des Lumières et des Révolutions comme point de départ du féminisme. Il semblait à l’époque assez univoque, puisqu’intimement lié à la montée du libéralisme et teinté d’individualisme.

Généralement associée à Martha Weinman Lear et à son article « The Second Feminist Wave » paru en 1968 dans le New York Times Magazine, l’expression métaphorique vagues du féminisme remonterait plutôt à 1920 (selon Elizabeth Sarah, dans son ouvrage Reassessments of First Wave Feminism paru en 1983). L’on en identifie aujourd’hui quatre, mais il demeure difficile d’en déterminer clairement les bornes chronologiques. Le plus souvent, elles sont délimitées ainsi :

  1. de la fin du XVIIIe siècle à la Seconde Guerre mondiale
  2. des années 1950 aux années 1990
  3. des années 1990 aux années 2010
  4. depuis 2010

Les deux théoriciennes principales considérées comme les précurseuses de la première vague du féminisme sont Olympe de Gouges, en France, et Mary Wollstronecraft, en Angleterre. Aux États-Unis, Abigail Adams, conseillère et épouse de John Adams, a également été une figure extrêmement influente de son époque. Elle promouvait la nécessité d’une juste représentation des femmes dans les processus législatifs et l’accès égal à l’éducation, tentant ainsi de sensibiliser son mari, notamment lors de la rédaction de la Déclaration d’Indépendance. Son legs se trouve cependant principalement dans des lettres privées publiées à titre posthume, et non dans des écrits volontairement rendus publics, à l’instar des deux militantes européennes.

Ces figures appartiennent à une histoire hégémonique, qui laisse peu de place aux femmes non blanches, ouvrières, paysannes, ou encore esclaves, qui ont tout autant porté des revendications que l’on nommerait aujourd’hui féministes.


Antonio González Alcaraz. 1987. « Le débat féministe à la renaissance ». Estudios románicos 4 : 453-460.

Béatrice Alonso et Éliane Viennot. 2004. Louise Labé 2005. Saint-Étienne : PUSE, coll. « l’école du genre ».

Cathia Jenainati et Judy Groves. 2010. Introducing Feminism: A Graphic Guide. London : Icon Books Ltd.

Divina Frau-Meigs. 2018. « Les armes numériques de la nouvelle vague féministe ». The Conversation. En ligne.

Martha Rampton. 2019. « Four Waves of Feminism ». Pacific University.

René Doumic. 1898. « Revue littéraire : Le féminisme au temps de la Renaissance ». Revue des Deux Mondes 149 (4) : 921-932.

Sarah Gamble. 2006. The Routledge Companion to Feminism and Postfeminism. Taylor & Francis e-Library.

Féminisme(s)

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Les dictionnaires attribuent faussement le terme à Charles Fourier, qui l’aurait utilisé pour la première fois en 1837. Fourier était un penseur socialiste selon lequel le progrès de la société ne saurait se faire sans le progrès des droits des femmes et leur accession à la liberté. Les recherches historiques et textuelles démontrent toutefois des incohérences dans cette attribution du terme. Rien ne permet en réalité de résoudre l’énigme de son origine.

La première occurence de l’adjectif est, quant à elle, attribuée à Alexandre Dumas (fils) en 1872, mais il semblerait qu’il ait lui-même emprunté le néologisme. On ignore cependant à qui.

Qui a dit que cette histoire était frustrante ?

Sachez également que l’on parlait de mouvement féminin jusqu’en 1891, avant que féminisme et féministe ne soient officiellement repris par des figures emblématiques du mouvement de l’époque, telles qu’Hubertine Auclert.

N.B.- Les articles scientifiques parlent généralement de mouvement des femmes pour décrire les actions précédent le tournant du XXè siècle. Cependant, j’emploierai ici, peut-être de manière anachronique, l’expression de mouvements féministes dès lors qu’il y a conjonction d’intérêts et lutte politique. D’un point de vue analytique et sociologique, les mouvements des femmes renvoient également aux mouvements sociaux organisés par les femmes en tant que femmes, sans pour autant que les objectifs soient à proprement parler féministes.

Karen Offen. 1987. « Sur l’origine des mots « féminisme » et « féministe » ». Revue d’histoire moderne et contemporaine, 34 (3) : 492-496.

La définition classique (et trompeuse)

« Mouvement social qui a pour objet l’émancipation de la femme, l’extension de ses droits en vue d’égaliser son statut avec celui de l’homme, en particulier dans le domaine juridique, politique, économique; doctrine, idéologie correspondante. »

On pourrait longuement discuter de cette définition. D’une part, l’emploi du singulier fait à la fois du féminisme et de la femme une sorte d’entité unique. D’autre part, les objectifs des mouvements féministes ne se résument pas à l’égalisation d’un statut.

Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

La définition célèbre (et efficace)

« Le féminisme est une lutte politique pour mettre fin à l’oppression sexiste. »

bell hooks. 2000. Feminist Theory : From Margin to Center. London : Pluto Press : 34.

Les définitions (quasi) exhaustives

« Le féminisme est une critique de la suprématie masculine, forgée et proposée à la lumière d’une volonté de la changer, qui, à son tour, repose sur la conviction de la possibilité même de ce changement. »

Linda Gordon. 1986. « What’s New in Women’s History ». Dans Feminist Studies/Critical Studies. Language, Discourse, Society

OU

« Il s’agit d’une prise de conscience d’abord individuelle, puis ensuite collective, suivie d’une révolte contre l’arrangement des rapports de sexe et la position subordonnée que les femmes y occupent dans une société donnée, à un moment donné de son histoire. Il s’agit aussi d’une lutte pour changer ces rapports et cette situation. »

Louise Toupin. 1998. Les courants de pensée féministe. En ligne.

Ce qu’il faut retenir

Définir le féminisme est une tâche ardue : les féminismes sont pluriels. Chaque courant, par ses moyens, ses objectifs et ses priorités, en infléchit la définition.

Les prémisses de base des mouvements féministes demeurent en revanche les mêmes, qu’importe les courants : chaque être humain a droit à l’égalité et au respect de son intégrité physique et morale; or le genre est un motif de discrimination qui déroge à ce droit supposément universel.

Ce sont ensuite les causes de la domination qui varient : le système législatif, le système économique (le capitalisme), la répartition du pouvoir (le patriarcat), etc. Ce à quoi s’ajoutent les autres motifs de discrimination, notamment la couleur de peau, l’orientation sexuelle, mais également la grosseur du corps ou ses capacités. Alors, à chaque cause ses moyens d’action et sa solution!


Pour aller plus loin