Boîte à outils n°11 | Le travail du sexe

Québec

  • Stella : « Stella a pour but d’améliorer la qualité de vie des travailleuses du sexe, de sensibiliser et d’éduquer l’ensemble de la société aux différentes formes et réalités du travail du sexe afin que les travailleuses du sexe aient les mêmes droits à la santé et à la sécurité que le reste de la population. »
  • REZO, Programme TDS : « Ce programme vise l’amélioration des conditions de vie des travailleurs du sexe, cis et trans, et accueille également les femmes trans travailleuses du sexe. Nous offrons notamment un Centre de soir ainsi que du travail de rue, des services d’information, de soutien, d’écoute, de référence et d’accompagnement. Nous offrons aussi des services auprès des clients qui ont recours au travail du sexe. »
  • Projet Intervention Prostitution Québec : « Le PIPQ t’accompagne en fonction de tes besoins et de ton rythme à toi. Pas de pression. Pas de jugement. »

France

  • Syndicat du Travail Sexuel (STRASS) : « Le STRASS ou Syndicat du TRAvail Sexuel existe depuis 2009 en France. Il a été créé par des travailleurSEs du sexe lors des Assises européennes de la prostitution qui se tenaient alors à Paris ; y étaient rassembléEs des travailleurSEs du sexe, rejointEs par des juristes, des travailleurs sociaux, des sociologues, etc. Parce que nous, les travailleurSEs du sexe, considérons que le respect des droits fondamentaux d’une personne est le meilleur moyen de favoriser son émancipation, nous nous battons avec le STRASS pour que touTEs les travailleurSEs du sexe aient les mêmes droits que toute personne et toutE travailleurSE. Alors, seulement, nous serons en mesure de nous défendre contre toute atteinte à nos droits. »
  • Médecins du Monde : « Depuis 1999, les équipes de Médecins du Monde organisent des tournées régulières sur les lieux de prostitution à Montpellier, Paris et Rouen et proposent un accueil dans leurs locaux. Les travailleuses et travailleurs du sexe ont ainsi accès au matériel de prévention nécessaire à leur activité professionnelle, à des entretiens de prévention et à des consultations médicales et sociales individualisées. Nous leur proposons également de dépister les maladies sexuellement transmissibles (sida, hépatites, etc.). »

Belgique

  • Union des Travailleur.se.s du Sexe Organisé.e.s pour l’Indépendance (UTSOPI) : « Nous représentons les travailleur.se.s du sexe quel que soit leur genre ou leur service. Nous sommes des travailleur.se.s en bars, vitrines, bars à champagne, en rue, à domicile, en salon de massage, actrices/acteurs porno, assistan.e.s sexuelles, opérateur.rice.s de téléphone, webcameuses/webcameurs, escorts, dominantes et master professionnel.le.s, occasionnellement ou à temps partiel, toujours en activité ou non. »

Suisse

  • Aspasie : « Grâce à son expertise depuis 1982, Aspasie : soutient, conseille et accompagne toute personne exerçant le travail du sexe ; défend les droits fondamentaux et les intérêts des travailleur.se.s du sexe ; œuvre à la promotion de la santé et à la prévention du VIH et des IST ; lutte contre la traite des êtres-humains et contre toutes les formes d’exploitation ; combat la stigmatisation et l’exclusion sociale. »
  • Grisélidis : « Crée le 8 mars 2007, Grisélidis fait partie de l’association Fri-Santé et du réseau ProCoRé. Dans la continuité du combat mené par la célèbre écrivaine, peintre et prostituée Grisélidis Réal, nous luttons contre la traite des être humains et pour la reconnaissance des droits et de la dignité des personnes exerçant le travail du sexe comme une profession. Notre équipe est présente sur le terrain afin de réaliser ses objectifs de prévention auprès des travailleuses du sexe et des personnes toxicodépendantes. »
  • Liste des organisations de défense des travailleuses et travailleurs du sexe

International

  • International Union of Sex Workers (IUSW) : « The International Union of Sex Workers campaigns for the human, civil and labour rights of those who work in the sex industry. »
  • The International Committee on the Rights of Sex Workers in Europe (ICRSE) : « ICRSE is a sex worker-led network representing 109 organisations led by or working with sex workers in 35 countries in Europe and Central Asia, as well as more than 150 individuals including sex workers, academics, trade unionists, human-rights advocates, and women’s rights and LGBT+ rights activists. […] ICRSE opposes all forms of criminalisation of sex work and strongly disputes the conflation of sex work with trafficking. We aim to raise awareness of the harmful impact of the conflation of sex work with trafficking on sex workers’ lives and seek to put forward a labour rights’ perspective of sex work, whereby the labour, health and human rights of all sex workers are recognised, protected and fulfilled by national, regional and international laws, policies and programmes. ICRSE supports sex workers’ right to self-determination and self organisation. Sex workers can and do effect change; solidarity among ICRSE members will ensure that the needs and voices of cis and trans female, male, and non-binary sex workers will be heard and addressed equally. »
  • Le travail du sexe, une activité à haut risque : synthèse de recherche sur les atteintes aux droits humains des travailleuses et travailleurs du sexe – Amnesty International

Boîte à outils n°10 | Les formations en études féministes (liste non-exhaustive)

Québec

Premier cycle

Deuxième cycle

Recherche

RéQEF – Réseau Québécois en Études Féministes


France

Masters

Recherche


Belgique (Fédération Wallonie-Bruxelles)

Premier cycle

Masters

Recherche


Suisse

Bachelors

Masters

Recherche

Boîte à outils n°9 | S’allier au féminisme (édition résolutions 2021)

À l’instar de la lutte contre le racisme, si l’on ne fait pas partie de la solution, c’est que l’on fait partie du problème : il n’existe pas de zone grise dans le positionnement à l’égard des discriminations sur le genre.

Qu’est-ce qu’un·e allié·e ?

Une personne – généralement un homme cisgenre – proféministe, c’est-à-dire qui soutient les luttes féministes sans se les approprier. Un réel débat existe autour de la possibilité pour un homme d’être féministe, mais dans la mesure où la réalité diffère selon le genre, l’identité militante ne saurait être la même.

Comment s’allier à la cause féministe ?

Ne pas :

  1. Interrompre ou couper la parole
  2. Utiliser son expérience personnelle comme référent unique
  3. Nier un problème structurel pour soigner son égo
  4. Utiliser les arguments féministes à des fins personnelles (séduire, notamment)

Mais plutôt :

  1. Se taire, écouter, s’informer
  2. Reconnaître et remettre en question ses privilèges
  3. Déconstruire ses biais (autant que les injonctions que l’on subit également)
  4. Lutter activement au quotidien

Être de bonne foi ne signifie pas nécessairement faire les choses correctement, et ce n’est pas grave : nous commettons toustes des erreurs dans notre parcours militant, nous apprenons et évoluons constamment. Toutefois, si la bonne foi est réelle, il ne devrait pas y avoir de problème à modifier un comportement dont on a appris qu’il était problématique.

Pour plus de témoignages, de conseils, de billets de blog, cliquez ici.

Boîte à outils n°8 | La Communication Non Violente (édition des fêtes)

Temps de lecture : 3 minutes


Les principes de la Communication Non Violente

C’est à Marshall B. Rosenberg – élève du psychologue Carl Rogers, proche de Thomas Gordon et de Eugene T. Gendling, lecteur d’Hannah Arendt – que l’on doit la création de la Communication Non Violente, dans la droite lignée du travail initié par Gandhi – que l’on évitera de sacraliser. Elle repose sur deux piliers : l’honnêteté et l’empathie. Il s’agit selon lui de synthétiser des approches et outils existants afin de créer une forme de communication fondée sur la bienveillance qu’il estime constitutive de l’humanité. Dès lors, la Communication Non Violente a pour objectif de nous amener à ré-envisager la manière dont on s’exprime et dont on entend autrui, tout en gardant à l’esprit la manière dont autrui va percevoir ce que l’on dit ; ainsi qu’il l’écrit, « plutôt que d’être des réactions machinales, nos mots deviennent [alors] des réponses réfléchies ancrées dans la conscience de ce que l’on perçoit, ressent, et désire », permettant ainsi de sortir de nos schémas défensifs qui mènent – généralement – au conflit.

Comment faire ?

  1. J’observe attentivement la situation (action ou inaction)
  2. J’identifie ce que je ressens dans cette situation (émotion brute plutôt qu’interprétation)
  3. J’explique mes besoins liés à ce ressenti (quel besoin n’est pas comblé ?)
  4. Je demande à l’autre des actions concrètes pouvant participer de mon bien-être (requête plutôt qu’obligation)

Françoise Keller. 2017. Découvrir la Communication Non Violente. Malakoff : InterEditions.

Marshall B. Rosenberg. 1999.  Nonviolent Communication: A Language of Compassion. Encinitas : PuddleDancer Press.


Les guides de survie aux fêtes de famille

À écouter

À lire

Boîte à outils n°7 : ressources en santé mentale

Attention, je ne dispose d’aucune formation en santé mentale. Cette boîte à outils est une compilation de ressources pour les personnes désireuses de s’informer ou ayant besoin d’aide ; toutefois, je ne suis nullement habilitée à conseiller ou recevoir un témoignage/dévoilement.


Quoique la perception de la santé mentale évolue au sein de la société – notamment en raison du contexte sanitaire contemporain -, elle demeure trop souvent stigmatisée et reléguée au rang d’enjeu aussi secondaire que tabou, et ce alors même qu’une personne sur cinq rencontrera au moins une fois dans sa vie des problèmes de santé mentale.


Québec

Information

Besoin d’aide ?

Organismes


France

Information

Besoin d’aide ?

Organismes


Belgique

Information

Besoin d’aide ?

Organismes


Suisse

Information

Besoin d’aide ?

Organismes