Boîte à outils n°15 | Les livres à (s’)offrir – édition des fêtes 2022

Les fictions

  • La parabole du semeur, Octavia Estelle Butler – 17,95$/9€
  • La vallée des fleurs, Niviaq Korneliussen – 27,95$/21€
  • Toucher la terre ferme, Julia Kerninon – 18$/15€
  • La reine de rien, Geneviève Pettersen – 27,95$/ND€
  • Les pénitences, Alex Viens – 22,95$/13,99€ [eBook]

La poésie

  • Moi, figuier sous la neige, Elkahna Talbi – 17$/12€
  • Les grandes fatigues, Isabelle Dumais – 23$/23€
  • Domaine du Repos, Emmanuelle Riendeau – 24$/24€
  • Quand je ne dis rien je pense encore, Camille Readman Prud’homme – 19$/33€
  • Je transporte des explosifs, on les appelle des mots, Poésie et féminisme aux États-Unis – 43,95$/22,50€

Les essais

  • Empreintes de résistance, Alexandra Pierre – 26,95$/20€
  • Dysphoria mundi, Paul B. Preciado – 42,95$/25€
  • Le Couple et l’Argent, Titiou Lecoq – 37,95$/21,90 €
  • Faire famille autrement, Gabrielle Richard – ND$/15€
  • Les allongées, Martine Delvaux et Jennifer Bélanger – 22,95$/12,99€ [eBook]

Les livres d’histoire

  • Si je veux, quand je veux: contraception et avortement dans la société française (1956-1979), Bibia Pavard – 36,95$/19€
  • Féminicides : Une histoire mondiale, Christelle Taraud – 49,95$/39€
  • Méfiez-vous des femmes qui marchent, Annabel Abbs – 39,95$/21,50€
  • Tout le monde parle de la pluie et du beau temps, pas nous, Ulrike Meinhof (textes choisis et présentés par Karin Bauer) – 23,95$/17€
  • Noirceurs : race, genre, classe et pessimisme dans la pensée africaine-américaine au XXIe siècle, Norman Ajari – 28,95$/15€

Les petits budgets

  • Les sorcières dans la littérature, Collectif – 3,95$/2€
  • Lady Susan, Jane Austen – 3,95$/2€
  • Flush, Virginia Woolf – 3,95$/2€
  • Le tremblement, Chimamanda Ngozi Adichie – 3,95$/2€
  • De l’égalité des deux sexes, François Poullain de La Barre – 3,95$/2€

Les bandes dessinées et romans graphiques

  • Symptômes, Catherine Ocelot – 35,95$/26€
  • Corps vivante, Julie Delporte – 35,95$/27€
  • Je prends feu trop souvent, Charlotte Gosselin – 35,95$/23,99€ [eBook]
  • Le meilleur a été découvert loin d’ici, Mélodie Vachon Boucher – 25,95$/17,50€
  • La cité oblique, Ariane Gélinas et Christian Quesnel – 36,95$/ND€

Les livres jeunesse

  • [3-6 ans] La tribu qui pue, Élise Gravel et Magali Le huche – 19,95$/16,50€
  • [6 -10 ans] Nous sommes tous des féministes, Chimamanda Ngozi Adichie et Leire Salaberria – 19,95$/12€
  • [10-14 ans] La ligue des super féministes, Mirion Malle – 27,95$/16€
  • [10-14 ans] Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage, Annie Bacon – 15,95$/17,90€
  • [10-14 ans] Nous sommes tous faits de molécules, Susin Nielsen – 16,95$/14,90€

Boîte à outils n°14 | Féminisme et élection présidentielle française

Les élections présidentielles françaises auront lieu dans moins de vingt jours. Les enjeux féministes sont devenus particulièrement saillants dans la sphère discursive française, mais les moyens ne sont guère alignés avec les prétentions rhétoriques. Quatre femmes sont actuellement candidates (Nathalie Arthaud, Anne Hidalgo, Marine Le Pen, Valérie Pécresse), face à huit hommes, pour succéder à Emmanuel Macron. L’appartenance de genre n’équivaut toutefois bien évidemment pas au soutien, ou non, des causes féministes – loin de là. Par ailleurs, l’auto-identification au féminisme ne signifie pas toujours grand chose, surtout lorsqu’on y accole des adjectifs tels qu’universaliste. Dès lors, comment y voir un peu plus clair ?

Les résumés et analyses des programmes

Les programmes complets en lien avec les enjeux féministe ou de genre

Les programmes sans partie dédiée spécifiquement à la lutte contre les inégalités et les violences

Pour plus d’informations

  • Consultez le comparateur de programmes établi par le journal Le Monde
  • Prenez connaissance du Rapport rédigé par Oxfam concernant le bilan du quinquennat Macron
  • Mettez en perspective ces informations avec le concept de féminisme d’État

Boîte à outils n°13 | Les livres à offrir – édition des fêtes

Les fictions

  • La déesse des mouches à feu, Geneviève Pettersen – 14,95$/6,80€
  • La Femme qui fuit, Anaïs Barbeau-Lavalette – 23,95$/7,70€
  • Croc fendu, Tanya Tagaq – 23,95$/20€
  • Shuni : ce que tu dois savoirJulie, Naomi Fontaine – 19,95$/17€
  • Les Falaises, Virginie DeChamplain – 21,95$/18€
  • Femme forêt, Anaïs Barbeau-Lavalette – 26,95$/ND€

Les essais

  • Et ne suis-je pas une femme ?, Sojourner Truth – 15,50$/8€
  • Écrits d’une insoumise, Voltairine de Cleyre (Normand Baillargeon et Chantal Santerre) – 16,95$/10€
  • Notre sang, Andrea Dworkin – 19,95$/14€
  • Apprendre à transgresser : l’éducation comme pratique de la liberté, bell hooks – 19,95$/18€
  • Pourquoi le patriarcat ?, Carol Gilligan – 16,95$/9€

Les livres d’histoire

  • Les femmes ou Les silences de l’histoire (Nouvelle Édition), Michelle Perrot – 24,95$/13€
  • Ne nous libérez pas, on s’en charge, Bibia Pavard, Florence Rochefort, Michelle Zancarini-Fournel – 34,95$/25€
  • Écrits autochtones : comprendre les enjeux des Premières Nations, Chelsea Vowel – 31,95$/[eBook en anglais disponible pour 15,71€]

Les petits budgets

  • SCUM Manifesto, Valerie Solanas – 7,95$/4,50€
  • La crise de la reproduction : entretiens, Mariarosa Dalla Costa et Silvia Federici – 9,95$/8€
  • Sororité, Collectif dirigé par Chloé Delaume – 7,99$/6,70€
  • Pour l’intersectionnalité, Eléonore Lépinard et  Sarah Mazouz – 9,95$/5€

Les bandes dessinées et guides didactiques

  • Le féminisme, Anne-Charlotte Husson, Thomas Mathieu, David Vandermeulen – 17,95$/10€
  • Culottées : des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent (T1), Pénélope Bagieu – 34,95$/19,50€
  • Culottées : des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent (T2), Pénélope Bagieu – 36,95$/20,50€
  • Guerrières: Quand les femmes prennent les armes (T1), Louise Dekeuleneer, d’après Louise Depuydt – 27,95$/14,90€
  • Garce, hystérique et autres joyeusetés, Alice Pfältzer et Laetitia Abad Estieu – 26,95$/13,50€

Les livres jeunesse

  • Bébé antiraciste, Ibram X. Kendi et Ashley Lukashevsky – 12,99$/ND€
  • Histoires du soir pour filles rebelles (T1 & T2), Elena Favilli et Francesca Cavallo – 34,95$/19,90€
  • Collection de Bandes dessinées « De Petite À Grande » : Simone de Beauvoir, Amelia Earhart, Jane Goodall, Marie Curie… – 16,95$/9,95€
  • La Coalition des familles LGBT+ recommande plusieurs livres pour enfants, ici.

Boîte à outils n°12 | La contraception

Il existe différentes méthodes pour éviter une grossesse, toutefois, seuls les préservatifs permettent d’éviter la transmission d’infections. Par ailleurs, le retrait n’est pas une méthode de contraception efficace et ne prévient pas non plus la transmission d’infections.

La contraception hormonale (pour les personnes qui produisent des ovules)

  • La pilule contraceptive (contraceptif oral combiné ou contraceptif oral à progestatif seul)
  • Le timbre contraceptif (à coller sur la peau)
  • L’anneau contraceptif (à insérer dans le vagin)
  • Le dispositif intra-utérin à libération progressive de lévonorgestrel
  • Le contraceptif injectable (quatre fois par an)
  • L’implant contraceptif (tige flexible placée sous la peau qui libère un progestatif dans le sang)

La contraception non hormonale

  • Les préservatifs (pour pénis ou pour vagin)
  • L’éponge contraceptive (à insérer dans le vagin)
  • La cape cervicale (à placer sur le col de l’utérus)
  • Le diaphragme (qui recouvre le col de l’utérus)
  • Le spermicide (à insérer devant le col de l’utérus en complément d’un autre mode de contraception)
  • La vasectomie (pour fermer le canal déférent)
  • La ligature des trompes par laparoscopie ou voie abdominale / l’obturation des trompes par hystéroscopie
  • Le dispositif intra-utérin en cuivre

Les méthodes naturelles

  • Suivre le cycle de fertilité
  • La méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (efficace pendant les six premiers mois suivant l’accouchement si les menstruations ne sont pas revenues)

La contraception d’urgence

  • La pilule dite du lendemain (les CU-LNG, traditionnelles, devant être prises moins de cinq jours après la relation en sachant que leur efficacité diminue de jour en jours, ou la CU-UPA, qui fonctionne plus longtemps)
  • Le dispositif intra-utérin en cuivre inséré dans les sept jours suivant la relation

La typologie présentée ici est issue de la société des obstétriciens et des gynécologues du Canada. Pour plus d’informations, cliquez ici.

À cette typologie doivent être ajoutées deux méthodes de contraception pour les personnes produisant du sperme, répertoriées par l’Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine : la contraception thermique (sous-vêtement chauffant, jockstrap, anneau en silicone/androswitch) et la pilule contraceptive (diméthandrolone undécanoate). Quoique les contraceptions dites masculines existent depuis une trentaine d’années selon l’ARDECOM et que l’on commence timidement à aborder le sujet dans les médias, elles demeurent très confidentielles.


La coercition reproductive

Selon l’Institut National de la Santé du Québec, la « coercition reproductive réfère à des comportements de contrôle ou de force commis dans le but d’interférer ou d’orienter la trajectoire contraceptive et reproductive de l’autre partenaire » et se manifeste de trois façons principales : le sabotage contraceptif, les pressions relatives à la grossesse, et la coercition lors de la grossesse. Car, si une relation sexuelle doit être consentie, la contraception doit l’être également. Par exemple, le retrait non consenti du préservatif lors d’une pénétration se nomme le stealthing et constitue une forme de violence sexuelle.

Pour en savoir plus :


La charge sexuelle

La charge sexuelle n’est autre qu’un versant de la charge mentale appliquée à la vie reproductive et sexuelle, et se décline, selon Clémentine Gallot, en plusieurs types de charges mentales reposant majoritairement sur les épaules des femmes dans les relations hétérosexuelles :

  • la charge médicale (rendez-vous et dépistages)
  • la charge contraceptive (choix, suivi, conséquences)
  • la charge érotique (désirabilité)
  • la charge orgasmique (phallocentrisme)

Pour en savoir plus :

Boîte à outils n°11 | Le travail du sexe

Québec

  • Stella : « Stella a pour but d’améliorer la qualité de vie des travailleuses du sexe, de sensibiliser et d’éduquer l’ensemble de la société aux différentes formes et réalités du travail du sexe afin que les travailleuses du sexe aient les mêmes droits à la santé et à la sécurité que le reste de la population. »
  • REZO, Programme TDS : « Ce programme vise l’amélioration des conditions de vie des travailleurs du sexe, cis et trans, et accueille également les femmes trans travailleuses du sexe. Nous offrons notamment un Centre de soir ainsi que du travail de rue, des services d’information, de soutien, d’écoute, de référence et d’accompagnement. Nous offrons aussi des services auprès des clients qui ont recours au travail du sexe. »
  • Projet Intervention Prostitution Québec : « Le PIPQ t’accompagne en fonction de tes besoins et de ton rythme à toi. Pas de pression. Pas de jugement. »

France

  • Syndicat du Travail Sexuel (STRASS) : « Le STRASS ou Syndicat du TRAvail Sexuel existe depuis 2009 en France. Il a été créé par des travailleurSEs du sexe lors des Assises européennes de la prostitution qui se tenaient alors à Paris ; y étaient rassembléEs des travailleurSEs du sexe, rejointEs par des juristes, des travailleurs sociaux, des sociologues, etc. Parce que nous, les travailleurSEs du sexe, considérons que le respect des droits fondamentaux d’une personne est le meilleur moyen de favoriser son émancipation, nous nous battons avec le STRASS pour que touTEs les travailleurSEs du sexe aient les mêmes droits que toute personne et toutE travailleurSE. Alors, seulement, nous serons en mesure de nous défendre contre toute atteinte à nos droits. »
  • Médecins du Monde : « Depuis 1999, les équipes de Médecins du Monde organisent des tournées régulières sur les lieux de prostitution à Montpellier, Paris et Rouen et proposent un accueil dans leurs locaux. Les travailleuses et travailleurs du sexe ont ainsi accès au matériel de prévention nécessaire à leur activité professionnelle, à des entretiens de prévention et à des consultations médicales et sociales individualisées. Nous leur proposons également de dépister les maladies sexuellement transmissibles (sida, hépatites, etc.). »

Belgique

  • Union des Travailleur.se.s du Sexe Organisé.e.s pour l’Indépendance (UTSOPI) : « Nous représentons les travailleur.se.s du sexe quel que soit leur genre ou leur service. Nous sommes des travailleur.se.s en bars, vitrines, bars à champagne, en rue, à domicile, en salon de massage, actrices/acteurs porno, assistan.e.s sexuelles, opérateur.rice.s de téléphone, webcameuses/webcameurs, escorts, dominantes et master professionnel.le.s, occasionnellement ou à temps partiel, toujours en activité ou non. »

Suisse

  • Aspasie : « Grâce à son expertise depuis 1982, Aspasie : soutient, conseille et accompagne toute personne exerçant le travail du sexe ; défend les droits fondamentaux et les intérêts des travailleur.se.s du sexe ; œuvre à la promotion de la santé et à la prévention du VIH et des IST ; lutte contre la traite des êtres-humains et contre toutes les formes d’exploitation ; combat la stigmatisation et l’exclusion sociale. »
  • Grisélidis : « Crée le 8 mars 2007, Grisélidis fait partie de l’association Fri-Santé et du réseau ProCoRé. Dans la continuité du combat mené par la célèbre écrivaine, peintre et prostituée Grisélidis Réal, nous luttons contre la traite des être humains et pour la reconnaissance des droits et de la dignité des personnes exerçant le travail du sexe comme une profession. Notre équipe est présente sur le terrain afin de réaliser ses objectifs de prévention auprès des travailleuses du sexe et des personnes toxicodépendantes. »
  • Liste des organisations de défense des travailleuses et travailleurs du sexe

International

  • International Union of Sex Workers (IUSW) : « The International Union of Sex Workers campaigns for the human, civil and labour rights of those who work in the sex industry. »
  • The International Committee on the Rights of Sex Workers in Europe (ICRSE) : « ICRSE is a sex worker-led network representing 109 organisations led by or working with sex workers in 35 countries in Europe and Central Asia, as well as more than 150 individuals including sex workers, academics, trade unionists, human-rights advocates, and women’s rights and LGBT+ rights activists. […] ICRSE opposes all forms of criminalisation of sex work and strongly disputes the conflation of sex work with trafficking. We aim to raise awareness of the harmful impact of the conflation of sex work with trafficking on sex workers’ lives and seek to put forward a labour rights’ perspective of sex work, whereby the labour, health and human rights of all sex workers are recognised, protected and fulfilled by national, regional and international laws, policies and programmes. ICRSE supports sex workers’ right to self-determination and self organisation. Sex workers can and do effect change; solidarity among ICRSE members will ensure that the needs and voices of cis and trans female, male, and non-binary sex workers will be heard and addressed equally. »
  • Le travail du sexe, une activité à haut risque : synthèse de recherche sur les atteintes aux droits humains des travailleuses et travailleurs du sexe – Amnesty International