Boîte à outils n°9 : s’allier au féminisme (édition résolutions 2021)

À l’instar de la lutte contre le racisme, si l’on ne fait pas partie de la solution, c’est que l’on fait partie du problème : il n’existe pas de zone grise dans le positionnement à l’égard des discriminations sur le genre.

Qu’est-ce qu’un·e allié·e ?

Une personne – généralement un homme cisgenre – proféministe, c’est-à-dire qui soutient les luttes féministes sans se les approprier. Un réel débat existe autour de la possibilité pour un homme d’être féministe, mais dans la mesure où la réalité diffère selon le genre, l’identité militante ne saurait être la même.

Comment s’allier à la cause féministe ?

Ne pas :

  1. Interrompre ou couper la parole
  2. Utiliser son expérience personnelle comme référent unique
  3. Nier un problème structurel pour soigner son égo
  4. Utiliser les arguments féministes à des fins personnelles (séduire, notamment)

Mais plutôt :

  1. Se taire, écouter, s’informer
  2. Reconnaître et remettre en question ses privilèges
  3. Déconstruire ses biais (autant que les injonctions que l’on subit également)
  4. Lutter activement au quotidien

Être de bonne foi ne signifie pas nécessairement faire les choses correctement, et ce n’est pas grave : nous commettons toustes des erreurs dans notre parcours militant, nous apprenons et évoluons constamment. Toutefois, si la bonne foi est réelle, il ne devrait pas y avoir de problème à modifier un comportement dont on a appris qu’il était problématique.

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Boîte à outils n°3 | L’antiracisme, guide pour s’allier

Si l’on ne fait pas partie de la solution, c’est que l’on fait partie du problème : il n’existe pas de zone grise dans le positionnement à l’égard du racisme.

Cinq règles

  1. L’antiracisme est une lutte quotidienne de longue haleine : en aucun cas il ne doit s’agir d’une doctrine à la mode que l’on affiche sur les réseaux sociaux pour appartenir au camp du bien ou se donner bonne conscience.
  2. Être bien intentionné·e est une chose, avoir conscience de l’impact réel de son comportement est en une autre.
  3. Agir plutôt que ressentir passivement culpabilité, tristesse et compassion. D’une part, l’empathie peut rapidement devenir le piège de la facilité en permettant de se dédouaner, d’autre part, s’accaparer la charge émotionnelle de ce qui tue autrui tout en nous bénéficiant, est pour le moins déplacé. 
  4. Toujours, toujours, toujours s’interroger sur ce qui motive ou détermine un schéma de pensée. « Pourquoi pensé-je cela ? » et « pourquoi penses-tu cela ? » devraient être des moteurs de réflexions personnelles et conjointes.
  5. Entendre les critiques, admettre ses erreurs, les partager, mais ne plus les reproduire.

Cinq étapes

  1. Reconnaître activement ses privilèges afin de les remettre en question tout en les utilisant pour créer des opportunités pour celles et ceux qui subissent le racisme structurel.
  2. S’informer activement sans attendre de quiconque qu’iel nous éduque, tout en apprenant à écouter et, surtout, se taire.
  3. Engager activement le dialogue, quitte à sortir de sa zone de confort et confronter – le racisme n’est pas une opinion.
  4. Soutenir activement les initiatives et entreprises des personnes noires, par le don, l’investissement, la promotion.
  5. Dénoncer activement les violences et demander des comptes aux représentant·es politiques.

Les comptes à suivre

Anglophones

Francophones

Livres, séries et films

D’autres ressources ont été brillamment compilées par Sarah Sophie Flicker et Alyssa Klein, ainsi que @house9 – sans doute certaines ressources vont-elles se répéter.