Françoise d’Eaubonne (1920-2005)

Temps de lecture : 3 minutes


Je suis féministe depuis l’âge de 11 ans. À 11 ans, j’ai en effet reçu des réprimandes du couvent des dominicaines où j’étais élevée, en écrivant, avec le bout de mon soulier trempé dans l’eau, Vive le Féminisme ! sur le pavé du cloître du couvent des Dames. C’est dire que ça remonte à loin. – Entretien avec Martina Galimberti et Joëlle Palmieri, 1999

Née à Paris en 1920, Françoise d’Eaubonne grandit à Toulouse dans une famille très politisée. Bien que d’origine bourgeoise, sa famille connaît des difficultés financières. Son père est anarcho-syndicaliste et sa mère, d’origine espagnole, sensible aux inégalités de genre, avait elle-même dû renoncer à une carrière scientifique pourtant très prometteuse.

Très tôt attirée par l’écriture, Françoise d’Eaubonne remporte à 13 ans un concours de nouvelles organisé par la maison d’édition Denoël. Après son baccalauréat, elle entreprend des études de droit et d’arts avant de devenir institutrice, comme sa mère.

Elle publie son premier roman en 1944 et, en 1951, un premier essai féministe dans lequel elle prend la défense de Simone de Beauvoir. C’est le début d’une œuvre particulièrement prolifique : au cours de sa vie, elle publie plus d’une centaine d’ouvrages, mêlant essais, romans, poésie et science-fiction. Parmi ses textes les plus connus figurent :

En parallèle de son activité d’autrice, elle mène une intense activité militante. Elle milite d’abord au Parti communiste français (1946-1956), dont elle est finalement exclue. Dès 1970, elle participe au Mouvement de Libération des Femmes et cofonde en 1971 le Front homosexuel d’action révolutionnaire – elle était hétérosexuelle, mais à la fin des années 1960, Caroline Goldblum nous apprend qu’elle « fréquentait presque exclusivement des hommes homosexuels ».

Elle crée également plusieurs organisations mêlant écologie et féminisme dans les années 1970 :

  • Le Front féministe, futur Écologie-féminisme centre (1974)
  • Écologie et féminisme (1978)

Dans le cadre de ces regroupements, elle mène des actions de terrain, assumant le choix de la contre-violence, soit de la légitimité et de la nécessité du terrorisme en contexte révolutionnaire

Au croisement de l’écologie et du féminisme

Notre urgence est de refaire la planète sur un mode absolument neuf; ce n’est pas une ambition, c’est une nécessité; elle est en danger de mort, et nous avec elle. – Françoise d’Eaubonne (1974, 218)

La pensée de Françoise d’Eaubonne repose sur une conviction centrale : les luttes sociales sont liées entre elles. Elle résume souvent cette idée par la formule : « toutes les luttes ne font qu’une ».

C’est dans cette perspective qu’elle développe le concept d’écoféminisme. Selon elle, la domination patriarcale est à l’origine à la fois de l’oppression des femmes et de la destruction de l’environnement. Le patriarcat aurait historiquement construit une conception de la masculinité associée au pouvoir, à la conquête et à la domination de la nature.

Dans Le féminisme ou la mort, elle soutient que deux menaces majeures pèsent sur l’humanité : la surexploitation des ressources naturelles et la croissance démographique. Elle attribue ces phénomènes à un système patriarcal qui a historiquement revendiqué un contrôle sur la fertilité des femmes et sur la terre.

Tout le monde, pratiquement, sait qu’aujourd’hui les deux menaces de mort les plus immédiates sont la surpopulation et la destruction des ressources; un peu moins connaissent l’entière responsabilité du Système mâle, en tant que mâle (et non pas capitaliste ou socialiste) dans ces deux périls; mais très peu encore ont découvert que chacune des deux menaces est l’aboutissement logique d’une des deux découvertes parallèles qui ont donné le pouvoir aux hommes voici cinquante siècles : leur possibilité d’ensemencer la terre comme les femmes, et leur participation dans l’acte de reproduction. – d’Eaubonne 1074, 220-221

Pour d’Eaubonne, la transformation écologique ne peut donc pas se limiter à une critique du capitalisme : elle doit également remettre en cause les structures patriarcales de pouvoir. Seuls un renversement profond des hiérarchies sociales et la destruction de la notion de pouvoir permettraient d’éviter la catastrophe écologique et sociale : ce faisant, « la planète mise au féminin reverdirait pour tous » (1974, 252).

Une figure redécouverte

Bien qu’influente, Françoise d’Eaubonne a longtemps occupé une position marginale dans les milieux intellectuels. Son style direct, son tempérament combatif et son intérêt pour la science-fiction ont parfois déstabilisé ses contemporains.

Depuis les années 2010, son œuvre connaît toutefois un regain d’intérêt, notamment avec la redécouverte de ses romans de science-fiction comme Le satellite de l’Amande, Les bergères de l’apocalypse ou Un bonheur viril.
Aujourd’hui, elle est largement reconnue comme l’une des principales théoriciennes de l’écoféminisme.

Pour aller plus loin

Voir également le travail de Nicolas Lontel : Bibliographie de Françoise d’Eaubonne, Articles de Françoise d’Eaubonne, Manuscrits de Françoise d’Eaubonne, Entrevues avec Françoise d’Eaubonne, Bibliographie critique sur Françoise d’Eaubonne


Caroline Goldblum. 2017. « Françoise d’Eaubonne, à l’origine de la pensée écoféministe ». L’Homme et la Société 1-2 (n° 203-204): 189-202.

Caroline Goldblum. 2019. Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme. Paris: Éditions le passager clandestin.

Delphine Naudier. 2021 [2009]. « Eaubonne (d’) Françoise [PISTON d’Eaubonne Françoise, Marie-Thérèse, dite] ». Le Maitron. En ligne.

Françoise d’Eaubonne. 1974. Le féminisme ou la mort. Paris: Femmes en mouvement, Pierre Horay Éditeur.

Françoise d’Eaubonne. 1977. Les femmes avant le patriarcat. Paris: Payot.

© Crédit photo : Laure Albin Guillot / Roger-Viollet

bell hooks (1952-2021)

Temps de lecture : 3 minutes


Aux gens qui veulent savoir qui je suis et ce que je fais, je dis fièrement, partout où je vais, que je suis écrivaine, théoricienne féministe, critique culturelle. Je leur dis que j’écris sur le cinéma et la culture populaire, à partir de l’idée que le vrai message, c’est le médium lui-même. La plupart des gens trouvent ça passionnant et veulent en savoir plus. […] Mais quand je mentionne la théorie féministe, c’est là que s’arrêtent les questions et que commencent généralement toutes sortes de rengaines à propos du mal que causent le féminisme et les méchantes féministes […] Quand je demande à ces mêmes gens de me parler des livres ou des magazines féministes qu’ils ont lus, des discours féministes qu’ils ont entendus, des militantes féministes qu’ils connaissent, leurs réponses montrent bien que tout ce qu’ils savent sur le féminisme est entré dans leur vie par ouï-dire, qu’ils ne se sont pas suffisamment approchés du mouvement féministe pour savoir ce qui s’y passe et de quoi il s’agit réellement. Le plus souvent, ils pensent que le féminisme, c’est une bande de femmes en colère qui veulent être comme les hommes. Il ne leur vient pas même à l’esprit que le féminisme puisse être une question de droits – un combat des femmes pour l’égalité des droits. Quand je leur parle du féminisme que je connais – de très près et personnellement – ils m’écoutent bien volontiers, même si, à la fin de nos conversations, ils s’empressent de me dire que je suis différente, que je ne suis pas comme les « vraies » féministes qui détestent les hommes, qui sont en colère. Je les assure que je suis une féministe aussi vraie et radicale que l’on peut être, et que s’ils osaient s’approcher du féminisme, ils verraient bien qu’il ne s’agit pas de ce qu’ils s’imaginent. – bell hooks, Tout le monde peut être féministe (2020, 7-8)

Née en 1952 à Hopkinsville, au Kentucky, sous le nom de Gloria Jean Watkins, bell hooks est une figure incontournable du féminisme contemporain. Issue d’une famille noire de condition modeste, elle grandit dans un contexte marqué par la ségrégation raciale aux États-Unis, mais aussi par une forte solidarité communautaire. Ces expériences influenceront profondément sa pensée et son œuvre.

En 1973, elle obtient un baccalauréat en littérature anglaise à l’Université Stanford, puis une maîtrise en langue anglaise à l’Université du Wisconsin–Madison en 1976. Elle complète ensuite un doctorat en littérature à l’Université de Californie à Santa Cruz en 1983. Deux ans avant de terminer ses études, elle publie l’ouvrage Ain’t I a Woman: Black Women and Feminism, qu’elle avait commencé à écrire dès l’âge de 19 ans.

Elle entreprend ensuite une carrière universitaire et enseigne dans plusieurs domaines, notamment les English and ethnic studies, les African and Afro-American studies, les women’s studies ainsi que la littérature anglaise. Tout au long de sa carrière, bell hooks publie plusieurs dizaines d’ouvrages (essais, recueils de poésie, livres pour enfants et textes autobiographiques) portant sur des thèmes tels que l’apprentissage et la pédagogie, la culture populaire, l’amitié et l’amour, ainsi que les processus de guérison et de libération. Son travail se caractérise par une volonté constante de rendre ses écrits accessibles à un large public.

La pensée de bell hooks s’articule autour de la marginalisation des expériences des femmes noires et des classes populaires dans les discours féministes dominants. Elle analyse l’imbrication des rapports de pouvoir liés au genre, à la race et à la classe. Comme le souligne la philosophe Estelle Ferrarese, hooks développe une conception de ces rapports qui ne part pas de catégories déjà constituées qui s’influenceraient ensuite mutuellement, mais interroge plutôt les processus par lesquels elles se construisent ensemble.

Cette approche préfigure les travaux ultérieurs sur l’intersection des rapports de domination, notamment ceux de Kimberlé Crenshaw et de Patricia Hill Collins. Par ailleurs, bell hooks insiste sur l’importance de l’expérience vécue comme source légitime de savoir. Selon elle, cette reconnaissance permet de produire des formes de connaissance capables de résister aux systèmes d’oppression et de soutenir des processus de transformation sociale.

La pensée de bell hooks est ainsi profondément ancrée dans le quotidien et indissociable de la pratique : elle conçoit la théorie comme un outil vivant, destiné à nourrir des pratiques de résistance, d’apprentissage et de libération.

Anecdote : bell hooks a choisi d’écrire son nom de plume, reprenant le nom de son arrière-grand-mère, sans majuscules pour que l’on se concentre sur le message de ses écrits plutôt que sur elle.

Pour aller plus loin (en anglais)

Ouvrages traduits en français


bell hooks. 2019 [1994]. Apprendre à transgresser : l’éducation comme pratique de la liberté. St Joseph du Lac: M Éditeur.

bell hooks. 2020 [2000]. Tout le monde peut être féministe. Paris: Éditions Divergences.

Estelle Ferrarese. 2012. « bell hooks et le politique. La lutte, la souffrance et l’amour ». Cahiers du Genre 52 (n°1): 219-240.

The Editors of Encyclopaedia Britannica. « bell hooks ». Britannica. En ligne.

© Crédit photo : James Keyser

Le Mouvement de Libération des Femmes (France)

Temps de lecture : 5 minutes


Nous qui sommes sans passé, les femmes, nous qui n’avons pas d’histoire, depuis la nuit des temps, les femmes, nous sommes le continent noir. Levons-nous femmes esclaves et brisons nos entraves ! Debout ! Debout ! Asservies, humiliées, les femmes, achetées, vendues, violées, dans toutes les maisons, les femmes, hors du monde reléguées. Seules dans notre malheur, les femmes, l’une de l’autre ignorée, ils nous ont divisées, les femmes, et de nos sœurs séparées. Le temps de la colère, les femmes, notre temps est arrivé. Connaissons notre force, les femmes, découvrons-nous des milliers ! – Hymne du MLF

L’histoire du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) en France est marquée par des débats internes, des tensions politiques et des interprétations divergentes de ses origines. La date même de sa naissance fait l’objet de discussions historiographiques. Certaines militantes, comme Antoinette Fouque, situent sa création en octobre 1968, dans le contexte des mobilisations consécutives à Mai 68. D’autres analyses, notamment celles de la sociologue Françoise Picq, situent plutôt l’émergence du mouvement en 1970. Cette seconde interprétation est aujourd’hui la plus largement retenue.

Selon la sociologue Christine Delphy, la renaissance du mouvement féministe français s’est en effet produite par étapes au cours de l’année 1970. Quatre événements sont généralement considérés comme fondateurs : la publication de l’article « Combat pour la libération de la femme » dans le journal L’Idiot international en mai 1970 ; une manifestation à l’université expérimentale de Vincennes le 21 mai 1970, où apparaissent pour la première fois des banderoles proclamant « Libération des femmes, année 0 » ; l’action menée le 26 août 1970 sous l’Arc de Triomphe en solidarité avec la grève des féministes états-uniennes ; et enfin la publication, en novembre 1970, d’un numéro spécial de la revue Partisans intitulé « Libération des femmes, année 0 ».

Structuration du mouvement

Au cours de l’année 1970, le MLF se structure progressivement. L’un des principes organisationnels majeurs adoptés lors des premières réunions à Vincennes est la non-mixité, considérée comme un moyen de favoriser la prise de parole des femmes et l’élaboration d’une analyse collective de leur oppression.

Le mouvement s’organise ensuite autour de multiples réunions et assemblées, notamment l’assemblée générale tenue à l’École des Beaux-Arts de Paris à la rentrée de septembre 1970. Il développe également ses propres outils de diffusion, parmi lesquels le journal militant Le Torchon brûle, qualifié ironiquement de « journal menstruel » en raison de sa parution irrégulière.

Les premières actions publiques du MLF incluent la manifestation du 26 août 1970 dénonçant l’invisibilisation historique des femmes, ainsi que l’intervention spectaculaire de militantes dans une émission de radio animée par Ménie Grégoire en février 1971, consacrée à l’homosexualité alors présentée comme un « douloureux problème ». Les militantes y revendiquent publiquement la liberté sexuelle et l’autonomie des femmes. Le mouvement apporte également son soutien à plusieurs grèves ouvrières et mobilisations sociales.

La lutte pour l’avortement

La question de l’avortement constitue l’un des enjeux centraux du mouvement. Depuis la loi française de 1920 interdisant l’avortement, l’interruption volontaire de grossesse est sévèrement réprimée en France.

En 1971, la publication du Manifeste des 343, dans lequel 343 femmes déclarent publiquement avoir avorté, marque une étape importante dans la mobilisation. L’année suivante, le Procès de Bobigny devient un moment emblématique de la lutte pour la dépénalisation de l’avortement. L’avocate Gisèle Halimi (1927-2020), fondatrice de l’association Choisir la cause des femmes, y défend une adolescente poursuivie pour avoir avorté après qu’un homme l’a violée. La relaxe prononcée dans cette affaire contribue à transformer le procès en tribune politique contre la législation existante.

Au début des années 1970, la mobilisation pour l’avortement s’étend au-delà du MLF. En 1973 est créé le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC), qui organise notamment des avortements militants et des campagnes d’information. Ces initiatives suscitent cependant des débats internes au sein du mouvement, certaines militantes du MLF refusant de participer à des organisations déclarées officiellement ou incluant des hommes.

Institutionnalisation et tensions internes

En 1974, le gouvernement crée un secrétariat d’État à la Condition féminine, confié à Françoise Giroud (qui récuse d’ailleurs le terme féministe). Une partie des militantes du MLF considère cette initiative comme une tentative de cooptation institutionnelle et de dépolitisation de la cause féministe. Le mouvement revendique en effet une autonomie forte vis-à-vis des institutions politiques.

Dans cette période, plusieurs initiatives militantes sont lancées, dont une grève des femmes appelant à l’arrêt du travail salarié et du travail domestique. Parallèlement, la Ligue du droit des femmes est fondée sous la présidence de Simone de Beauvoir afin de « dénoncer sous toutes ses formes la discrimination sexe, défendre les femmes et les informer de leurs droits actuels, entreprendre toute action pour promouvoir un Droit nouveau des femmes » (Albistur et Armogathe 1977, 460).

En parallèle de cette action de terrain, des ailes féminines sont créées au sein de plusieurs partis politiques de gauche et syndicats, de même que des groupes de lutte des femmes sur l’ensemble du territoire métropolitain. La mobilisation féministe contribue au vote de la Loi relative à l’IVG, portée par Simone Veil, qui légalise l’interruption volontaire de grossesse en 1975. La même année est proclamée Année internationale de la femme par les Nations unies.

Fragmentation du mouvement

À la fin des années 1970, le MLF connaît toutefois des divisions internes importantes. En 1979, Antoinette Fouque et d’autres militantes déclarent officiellement une association portant le nom de MLF et en dépose également l’appellation comme marque, ce qui suscite de fortes contestations

Ces tensions contribuent à fragmenter le mouvement et à produire des récits concurrents de son histoire. Par ailleurs, l’affaiblissement de la dynamique révolutionnaire au début des années 1980, dans le sillage du reflux des mobilisations issues de Mai 68, marque progressivement la fin de la phase la plus intense du Mouvement de Libération des Femmes.


Bibia Pavard, Florence Rochefort, Michelle Zancarini-Fournel. 2020. Ne nous libérez pas, on s’en charge; Une histoire des féminismes de 1789 à nos jours. Paris : La Découverte.

Christine Delphy. 1991. « Les Origines Du Mouvement de Libération Des Femmes En France ». Nouvelles Questions Féministes (n°16/18): 137-148.

Maïté Albistur et Daniel Armogathe. 1977. Histoire du féminisme français du Moyen-Âge à nos jours. Paris: Éditions des femmes.

Marie Kirschen et Bibia Pavard. 2020. « Le MLF a été une rupture politique radicale ». Les Inrockuptibles. En ligne.

Martine Leibovici. 2003. « L’appel du temps – retour sur le Mouvement de Libération des Femmes ». Tumultes 1 (n°20): 119-142.

Recommandations | Les livres à (s’)offrir – édition des fêtes 2021

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Les fictions

  • La Femme qui fuit, Anaïs Barbeau-Lavalette – 23,95$/7,70€
    • « Anaïs Barbeau-Lavalette n’a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s’appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus Global. Avec Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours. Afin de remonter le cours de la vie de cette femme à la fois révoltée et révoltante, l’auteur a engagé une détective privée. Les petites et grandes découvertes n’allaient pas tarder. »
  • Les Falaises, Virginie DeChamplain – 11,95$/18€
    • « Les Falaises fait le récit d’un chaos à dompter, d’un grand voyage onirique, historique et féminin, qui de la Gaspésie à l’Islande réunit ces survivantes de mère en fille qui admettent difficilement être de quelque part, préférant se savoir ailleurs et se déraciner à volonté. »
  • Shuni, Naomi Fontaine – 19,95$/17€
    • « Naomi Fontaine écrit une longue lettre à son amie Shuni, une jeune Québécoise venue dans sa communauté pour aider les Innus. Elle convoque l’histoire. Surgissent les visages de la mère, du père, de la grand-mère. Elle en profite pour s’adresser à Petit ours, son fils. Les paysages de Uashat défilent, fragmentés, radieux. Elle raconte le doute qui mine le coeur des colonisés, l’impossible combat d’être soi. Shuni, cette lettre fragile et tendre, dit la force d’inventer l’avenir, la lumière de la vérité. La vie est un cercle où tout recommence. »
  • La déesse des mouches à feu, Geneviève Pettersen – 15,95$/6,80€
    • « La déesse des mouches à feu, c’est Catherine, quatorze ans, l’adolescence allée chez le diable. C’est l’année noire de toutes les premières fois. C’est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d’achats. L’hiver au campe dans le fin fond du bois, les plombs aux couteaux, le PCP vert et les baises floues au milieu des sacs de couchage. C’est aussi les parents à bout de souffle et les amants qui se font la guerre. Un jeep qui s’écrase dans un chêne centenaire, les eaux du déluge qui emportent la moitié d’une ville et des oiseaux perdus qu’on essaie de tuer en criant. »
  • Croc fendu, Tanya Tagaq – 16,95$/20€
    • « Elle grandit au Nunavut dans les années 1970. Elle connaît la joie, l’amitié, l’amour des parents, l’art du camouflage et de la survie. Elle connaît l’ennui et l’intimidation. Elle connaît les ravages de l’alcool, la violence sourde, le courage d’aimer les petites peurs. Elle connaît le pouvoir des esprits. Elle scande en silence le pouvoir brut, amoral, de la glace et du ciel. Dans ce récit venu de loin, d’un espace intime et profond où les frontières s’effacent, Tanya Tagaq chronique les jours terribles d’un village écrasé sous le soleil de minuit. »

Les essais

  • Écrits d’une insoumise, Voltairine de Cleyre – 16,95$/10€
    • « Emma Goldman tenait Voltairine de Cleyre (1866-1912) pour « la femme anarchiste la plus douée et la plus brillante que l’Amérique ait jamais produit », et ce jugement avancé il y a près d’un siècle n’a toujours pas été infirmé. Pionnière du féminisme américain, poétesse, musicienne, celle qui se définissait comme une « anarchiste sans qualificatif » propose une réflexion originale qui touche à un très large éventail de sujets – notamment l’économie, la libre pensée, la philosophie, la religion, la criminologie, la littérature et l’action directe non violente. L’oeuvre d’envergure de cette militante passionnée expose les raisons de sa révolte, témoigne de son espérance d’un monde meilleur et demeure, aujourd’hui encore, d’une brûlante actualité. Cet ouvrage, réalisé sous la direction de Normand Baillargeon et de Chantal Santerre, réunit 16 essais majeurs qui couvrent l’ensemble de son parcours ainsi que 14 poèmes. »
  • Notre sang : Prédictions et discours sur la politique sexuelle, Andrea Dworkin – 19,95$/14€
    • « Théoricienne incontournable, écrivaine incomparable et source d’inspiration de plusieurs générations de féministes, Andrea Dworkin demeure plus d’actualité que jamais alors que les femmes du monde entier se mobilisent pour lutter contre la violence masculine qu’elle a été l’une des premières à désigner et à combattre. Cette essayiste maniait comme nulle autre le verbe, l’humour, la colère, l’espoir. Ce recueil révèle une extraordinaire conférencière qui nous entraîne dans les recoins de la misogynie, du pouvoir masculin, du sadisme et du masochisme sexuels, de la violence, du racisme, de la discrimination. Elle montre les liens qui existent entre l’oppression des femmes, le racisme, le colonialisme, l’esclavage et d’autres formes d’exploitation. »
  • Pourquoi le patriarcat ?, Carol Gilligan – 16,95$/9€
    • « Une hypothèse psychologique à même d’expliquer la perpétuation du patriarcat, forme d’organisation sociale et juridique fondée sur la détention de l’autorité par les hommes. L’auteure fonde son explication sur le choix du sacrifice de la relation altruiste au profit des structures sociales hiérarchiques. »
  • Apprendre à transgresser : l’éducation comme pratique de la liberté, bell hooks – 19,95$/18€
    • « Comment stimuler les étudiant·es ? Comment apprendre des un·es et des autres dans une salle de classe, aussi bien apprenant·es qu’enseignant·es (communauté d’apprentissage) ? La pédagogie radicale émancipatrice ne doit-elle pas mettre l’accent sur la reconnaissance des un·es et des autres pour dynamiser le processus d’apprentissage ? Comment déconstruire les relations existantes entre races, classes et genres ainsi que faire prendre conscience de la production et de la perpétuation des systèmes d’oppression et de domination ? Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l’articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l’éducation et de la pédagogie est moins connue, d’où ce recueil d’essais traduit de l’anglais (États-Unis). Il traite de la pédagogie de l’émancipation. Il aborde non seulement l’importance du féminisme et de l’oppression des femmes, plus particulièrement celle des Noires, qui est spécifique, dans les salles de classe, mais aussi le rôle déterminant des classes sociales et des relations raciales ainsi que de la façon dont la pédagogie des opprimé·es (Paulo Freire) peut s’y appliquer. Il traite du rôle de l’enseignement dans ce processus. »
  • Et ne suis-je pas une femme ?, Sojourner Truth – 15,50$/8€
    • « Recueil d’interventions orales de l’abolitionniste afro-américaine et militante du droit de vote des femmes aux Etats-Unis, née de parents esclaves et inscrite au National Women’s Hall of Fame. Il comprend notamment son célèbre discours prononcé le 29 mai 1851 dans l’Ohio, qui fait date en ce qui concerne les questions du féminisme et du racisme. »

Les livres d’histoire

  • Ne nous libérez pas, on s’en charge, Bibia Pavard, Florence Rochefort, Michelle Zancarini-Fournel – 34,95$/25€
    • « 
    • Comment les féminismes ont-ils émergé en France ? Doit-on parler de féminisme bourgeois ? Quels liens ont existé entre féminismes et socialismes ? Y a-t-il eu des féminismes noirs ? Les féministes étaient-elles toutes colonialistes ? Existe-t-il des féminismes religieux ? Comment s’articulent mouvements lesbien, gay, trans et mouvements féministes ? Quel a été le rôle du féminisme institutionnel ? Qu’est-ce qui est nouveau dans les groupes féministes aujourd’hui ? Qu’est-ce que révèle #Metoo sur la capacité des femmes à se mobiliser ? Ce livre entend fournir quelques clés indispensables afin de penser les féminismes d’hier et d’aujourd’hui à la lumière des grands défis contemporains, des inégalités sociales, raciales et de genre. Cette sociohistoire renouvelée des féminismes rend compte des stratégies plurielles déployées par les femmes et les hommes féministes qui ont combattu les inégalités entre les sexes et l’oppression spécifique des femmes, de la Révolution française à nos jours. »
  • Les femmes ou Les silences de l’histoire, Michelle Perrot – 24,95$/13€
    • « Les femmes ou les silences de l’histoireLes femmes font aujourd’hui du bruit ? C’est en regard du silence dans lequel les a tenues la société pendant des siècles. Silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, silence surtout du récit historique qu’interroge justement l’historienne. Car derrière les murs des couvents ou des maisons bourgeoises, dans l’intimité de leurs journaux ou dans leurs confidences distraites, dans les murmures de l’atelier ou du marché, dans les interstices d’un espace public peu à peu investi, les femmes ont agi, vécu, souffert et travaillé à changer leurs destinées.Qui mieux que Michelle Perrot pouvait nous le montrer ? Historienne des grèves ouvrières, du monde du travail et des prisons, Michelle Perrot s’est attachée très tôt à l’histoire des femmes. Elle les a suivies au long du XIXe et du XXe siècles, traquant les silences de l’histoire et les moments où ils se dissipaient. Ce sont quelques-unes de ces étapes que nous restitue ce livre. »
  • Écrits autochtones : comprendre les enjeux des Premières Nations, Chelsea Vowel – 31,95$/29€
    • « Rédigés à la suite du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation, ces Écrits autochtones se lisent comme on prendrait un café avec un·e ami·e qui nous expliquerait, clairement mais sans simplifier, les concepts et les idées reçues liés aux questions autochtones et, plus précisément, les relations juridiques, politiques et sociales entre les peuples autochtones et le Canada. Avec audace et esprit, Chelsea Vowel explore les expériences autochtones depuis la période postcontact jusqu’à aujourd’hui, à travers différents thèmes : le vocabulaire des relations, la culture et l’identité, l’éclatement des mythes, la violence étatique ainsi que le territoire, l’éducation, les droits et les traités. »

Les petits budgets

  • La crise de la reproduction : entretiens, Mariarosa Dalla Costa et Silvia Federici – 9,95$/8€
    • « Nées en Italie dans les années 1940, Silvia Federici et Mariarosa Dalla Costa sont des militantes pionnières et des intellectuelles féministes de premier plan. Dans ces entretiens avec Louise Toupin, elles reviennent sur le mouvement qu’elles ont cofondé en 1972, le Collectif féministe international, qui fut à l’origine d’une revendication radicale et controversée au sein du féminisme, celle de la rémunération du travail domestique. À partir de ce riche terreau, elles racontent comment s’est développée leur pensée au fil du temps, et formulent une critique intersectionnelle du capitalisme néolibéral, depuis la notion de crise de la reproduction sociale. »
  • Sororité, Collectif dirigé par Chloé Delaume – 7,99$/6,70€
    • « Sous la forme de récits, fictions, poèmes ou chansons, une réflexion collective sur la sororité. La solidarité entre les femmes se révèle être l’un des principes fondateurs du combat féministe. »
  • Pour l’intersectionnalité, Eléonore Lépinard et  Sarah Mazouz – 9,95$/5€
    • « Une analyse consacrée à l’intersectionnalité, un concept créé dans les années 1980 par des féministes de couleur pour désigner les processus d’imbrication et de co-construction de différents rapports de pouvoir. L’histoire de cette notion, son instrumentalisation politique ainsi que les résistances qu’elle suscite sont notamment évoquées. »
  • SCUM Manifesto, Valerie Solanas – 7,95$/4,50€
    • « En renversant l’image de la femme comme être inférieur par nature pour l’appliquer à l’homme, l’autrice démonte la mécanique de la domination masculine. Un pamphlet littéraire et politique, où l’humour et la provocation révèlent les rapports de force entre les sexes. Depuis sa diffusion dans les rues de New York par Valerie Solanas en 1967. SCUM Manifesto est devenu un texte culte du féminisme. »

Les bandes dessinées et guides didactiques

Les livres jeunesse

  • [3-6 ans] Bébé antiraciste, Ibram X. Kendi et Ashley Lukashevsky – 12,99$/ND€
    • « On ne naît pas bébé antiraciste, on le devient. Un bébé antiraciste est élevé pour faire évoluer la société. Apprenons-nous à être racistes ou antiracistes? Heureusement, il y beaucoup de choses que nous pouvons faire pour faire de l’équité une réalité. Ouvrir nos yeux et voir toutes les couleurs de peau, en parler et aller à l’encontre de politiques racistes constituent de bons moyens de combattre le racisme. Nous avons le pouvoir de transcender les idées reçues et d’œuvrer pour le bien. De ne pas juger un livre selon son apparence et de le lire jusqu’à la fin. Cet album d’actualité, en rimes et rempli d’illustrations en couleurs, permettra aux parents et aux gardiens de déclencher des conversations sur le racisme avec les enfants. »
  • Histoires du soir pour filles rebelles (T1), Elena Favilli et Francesca Cavallo – 34,95$/19,90€
    • « Véritables contes de femmes – et non simples contes de fées, ces Histoires du soir pour filles rebelles permettront à tous les enfants de se rêver un destin extraordinaire et sans limites. Pirates, scientifiques, romancières, sportives, guerrières, reines et chanteuses, les 100 femmes d’hier et d’aujourd’hui qui figurent dans ce brillant et splendide livre ont eu l’audace de franchir des obstacles et de combattre les injustices pour réaliser leurs rêves. »
  • Histoires du soir pour filles rebelles (T2), Elena Favilli et Francesca Cavallo – 34,95$/19,90€
    • « De Nefertiti à Beyoncé en passant par J. K. Rowling et Audrey Hepburn, ce bouquet de femmes inspirantes prouve aux enfants que peu importe leur couleur, leur statut, leur âge ou leurs moyens, ils peuvent accomplir de grandes choses. Un livre percutant à mettre entre toutes les mains! »
  • Histoires du soir pour filles rebelles (T3) : 100 jeunes qui changent le monde – 34,95$/ND€
    • « Oubliez Cendrillon, la Belle au bois dormant ou Blanche-Neige et célébrez les Greta Thunberg, Billie Eilish et Farah Abilay du monde entier! Après des ventes incroyables de près de sept millions d’exemplaires des deux premiers tomes, le phénomène mondial se poursuit dans un nouveau recueil qui rend hommage à cent jeunes femmes fascinantes qui changent le monde à leur façon. Illustré par des artistes féminines ou non-binaires du monde entier, ce livre culte est un objet aussi agréable à regarder qu’à lire. »
  • Collection de Bandes dessinées « De Petite À Grande » : Simone de Beauvoir, Amelia Earhart, Marie Curie, Rosa Parks… – 16,95$/9,95€
  • La Coalition des familles LGBT+ recommande plusieurs livres pour enfants, ici.

Ressources | Le travail du sexe

Québec

  • Stella : « Stella a pour but d’améliorer la qualité de vie des travailleuses du sexe, de sensibiliser et d’éduquer l’ensemble de la société aux différentes formes et réalités du travail du sexe afin que les travailleuses du sexe aient les mêmes droits à la santé et à la sécurité que le reste de la population. »
  • Projet L.U.N.E. : « Le Projet L.U.N.E. (Libres, Unies, Nuancées, Ensemble) est un groupe d’appartenance, de reconnaissance et de défense des droits sociaux « par et pour » des travailleuses du sexe, actives ou non, qui agissent à titre de paires-aidantes. Leurs savoir-faire et leurs expertises sont mis en commun et de l’avant de multiples façons (prises de parole dans l’espace public, sensibilisation, dénonciation des injustices, etc.). »
  • REZO, Programme TDS : « Ce programme vise l’amélioration des conditions de vie des travailleurs du sexe, cis et trans, et accueille également les femmes trans travailleuses du sexe. Nous offrons notamment un Centre de soir ainsi que du travail de rue, des services d’information, de soutien, d’écoute, de référence et d’accompagnement. Nous offrons aussi des services auprès des clients qui ont recours au travail du sexe. »
  • Projet Intervention Prostitution Québec : « Le PIPQ t’accompagne en fonction de tes besoins et de ton rythme à toi. Pas de pression. Pas de jugement. »

France

  • Syndicat du Travail Sexuel (STRASS) : « Le Syndicat existe depuis 2009 en France. Il a été créé par des travailleurSEs du sexe lors des Assises européennes de la prostitution qui se tenaient alors à Paris ; y étaient rassembléEs des travailleurSEs du sexe, rejointEs par des juristes, des travailleurs sociaux, des sociologues, etc. Parce que nous, les travailleurSEs du sexe, considérons que le respect des droits fondamentaux d’une personne est le meilleur moyen de favoriser son émancipation, nous nous battons avec le STRASS pour que touTEs les travailleurSEs du sexe aient les mêmes droits que toute personne et toutE travailleurSE. Alors, seulement, nous serons en mesure de nous défendre contre toute atteinte à nos droits. »
  • Médecins du Monde : « Depuis 1999, les équipes de Médecins du Monde organisent des tournées régulières sur les lieux de prostitution à Montpellier, Paris et Rouen et proposent un accueil dans leurs locaux. Les travailleuses et travailleurs du sexe ont ainsi accès au matériel de prévention nécessaire à leur activité professionnelle, à des entretiens de prévention et à des consultations médicales et sociales individualisées. Nous leur proposons également de dépister les maladies sexuellement transmissibles (sida, hépatites, etc.). »

Belgique

  • Union des Travailleur.se.s du Sexe Organisé.e.s pour l’Indépendance (UTSOPI) : « Nous représentons les travailleur.se.s du sexe quel que soit leur genre ou leur service. Nous sommes des travailleur.se.s en bars, vitrines, bars à champagne, en rue, à domicile, en salon de massage, actrices/acteurs porno, assistan.e.s sexuelles, opérateur.rice.s de téléphone, webcameuses/webcameurs, escorts, dominantes et master professionnel.le.s, occasionnellement ou à temps partiel, toujours en activité ou non. »

Suisse

  • Aspasie : « Grâce à son expertise depuis 1982, Aspasie : soutient, conseille et accompagne toute personne exerçant le travail du sexe ; défend les droits fondamentaux et les intérêts des travailleur.se.s du sexe ; œuvre à la promotion de la santé et à la prévention du VIH et des IST ; lutte contre la traite des êtres-humains et contre toutes les formes d’exploitation ; combat la stigmatisation et l’exclusion sociale. »
  • Grisélidis : « Crée le 8 mars 2007, Grisélidis fait partie de l’association Fri-Santé et du réseau ProCoRé. Dans la continuité du combat mené par la célèbre écrivaine, peintre et prostituée Grisélidis Réal, nous luttons contre la traite des être humains et pour la reconnaissance des droits et de la dignité des personnes exerçant le travail du sexe comme une profession. Notre équipe est présente sur le terrain afin de réaliser ses objectifs de prévention auprès des travailleuses du sexe et des personnes toxicodépendantes. »
  • Liste des organisations de défense des travailleuses et travailleurs du sexe

International

  • International Union of Sex Workers (IUSW) : « The International Union of Sex Workers campaigns for the human, civil and labour rights of those who work in the sex industry. »
  • The International Committee on the Rights of Sex Workers in Europe (ICRSE) : « ICRSE is a sex worker-led network representing 109 organisations led by or working with sex workers in 35 countries in Europe and Central Asia, as well as more than 150 individuals including sex workers, academics, trade unionists, human-rights advocates, and women’s rights and LGBT+ rights activists. […] ICRSE opposes all forms of criminalisation of sex work and strongly disputes the conflation of sex work with trafficking. We aim to raise awareness of the harmful impact of the conflation of sex work with trafficking on sex workers’ lives and seek to put forward a labour rights’ perspective of sex work, whereby the labour, health and human rights of all sex workers are recognised, protected and fulfilled by national, regional and international laws, policies and programmes. ICRSE supports sex workers’ right to self-determination and self organisation. Sex workers can and do effect change; solidarity among ICRSE members will ensure that the needs and voices of cis and trans female, male, and non-binary sex workers will be heard and addressed equally. »
  • Le travail du sexe, une activité à haut risque : synthèse de recherche sur les atteintes aux droits humains des travailleuses et travailleurs du sexe – Amnesty International