Le gaslighting, le décervelage, ou le détournement cognitif

Temps de lecture : 2 minutes


Le concept du gaslighting est un néologisme emprunté à la langue anglaise, dérivé d’une pièce de théâtre britannique intitulée Gas Light, écrite par Patrick Hamilton et publiée en 1938 – puis adaptée au cinéma en 1940 au Royaume-Uni, par Thorold Dickinson, et en 1944 aux États-Unis, par George Cukor. L’histoire met en scène un mari fourbe et menteur, qui manipule sa femme en modifiant des éléments de leur environnement, de manière à détériorer sa santé mentale. La littérature scientifique et médicale s’approprie alors rapidement ce concept, que l’on définit traditionnellement comme une « manipulation visant à faire douter une personne d’elle-même en ayant recours au mensonge, au déni, à l’omission sélective ou à la déformation de faits, et ce, afin de tirer profit de l’anxiété et de la confusion ainsi générées » (Office Québécois de la Langue Française). Autrement dit, le détournement cognitif est une violence psychologique.

Appliqué à la cause féministe, le terme de gaslighting est utilisé pour dénoncer, à la fois dans des contextes conjugaux et militants, les tentatives des oppresseurs (généralement des hommes) de faire douter les oppressé·e·s (généralement des femmes) de leur expérience, de leur crédibilité et, in fine, de leur légitimité. Il s’agit donc de recourir à divers outils – souvent rhétoriques – pour altérer la perception des victimes de leur réalité, de manière à les manipuler et les silencier.


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