Espace de la cause des femmes

Temps de lecture : 2 minutes


L’espace de la cause des femmes est un concept que l’on doit à Laure Bereni, développé dans sa thèse de doctorat, publiée en 2007. Ce concept s’appuie sur celui d’espace des mouvements sociaux élaboré par Lilian Mathieu dans un article publié la même année et défini comme « un univers de pratique et de sens relativement autonome à l’intérieur du monde social, et au sein duquel les mobilisations sont unies par des relations d’interdépendance ».

Ainsi, l’espace de la cause des femmes renvoie dans un premier temps à « l’ensemble des collectifs – et leurs participantes – qui luttent au nom des femmes et pour les femmes, quels que soient les termes de la lutte et la sphère dans laquelle elle se déploie » (2007, 23), avant qu’il ne soit spécifié et entendu comme la « configuration des sites de mobilisation pour la cause des femmes dans une pluralité de sphères sociales » (2012, 28). Les collectifs appartenant à cet espace doivent répondre à deux caractéristiques : œuvrer au nom des femmes et pour les femmes (2007, 25). Qui plus est, il existe au sein même de l’espace de la cause des femmes différentes mouvances en fonction des clivages idéologiques externes transposés dans un espace nécessairement transversal et hétérogène (2007, 27).

Définir le militantisme en ces termes permet de prolonger les concepts de mouvement des femmes et de mouvements féministes en sortant de la dichotomie traditionnelle entre institutionnel et non institutionnel, affinant ainsi la sociologie des mouvements sociaux. Car, les actrices luttant pour la cause des femmes traversent souvent les frontières des différents milieux (plus ou moins) militants, qu’il s’agisse de l’administration publique, du milieu associatif, des partis politiques, du monde académique, etc. – ainsi qu’a pu le montrer Lee Ann Banaszak dans son ouvrage incontournable The Women’s Movement Inside and Outside the State (Cambridge University Press).


Laure Bereni. 2007. De la cause à la loi. Les mobilisations pour la parité politique en France (1992-2000). Thèse de doctorat en science politique. Université Panthéon-Sorbonne, Paris I.

Laure Bereni. 2012. « Penser la transversalité des mobilisations féministes : l’espace de la cause des femmes ». Dans Christine Bard (dir.), Les féministes de la deuxième vague. Rennes : Presses Universitaires de Rennes.

Lilian Mathieu. 2007. « L’espace des mouvements sociaux ». Politix 77, (n°1) : 131-151.

Études | Les formations en études féministes (liste non-exhaustive)

Québec

Premier cycle

Deuxième cycle

Recherche

  • RéQEF – Réseau Québécois en Études Féministes
    • « Créé en 2011, le Réseau québécois en études féministes est un regroupement stratégique de chercheur·es qui comprend des professeur·es d’institution d’enseignement supérieur de partout au Québec, des chercheures postdoctorales, des étudiant·es (2e et 3e cycle) et des collaboratrices des milieux de pratique, communautaire et institutionnel. Ancré au sein de l’Université du Québec à Montréal, le RéQEF est le plus important réseau universitaire féministe de la francophonie, au carrefour des universités, des disciplines et des perspectives théoriques. »

France

Masters

Recherche

  • Groupement d’Intérêt Scientifique – Institut du Genre
    • « Fondé en 2012 à l’initiative de l’Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS, l’Institut du Genre est un Groupement d’Intérêt Scientifique qui réunit une trentaine de partenaires institutionnels engagés dans la recherche sur le genre et les sexualités. Dédié à la coordination, à l’accueil scientifique et à la promotion de ces travaux en France et à l’international, l’Institut du Genre est hébergé par la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord au Campus Condorcet, à Aubervilliers. »
  • ANEF – Association Nationale des Études Féministes
    • « L’Association Nationale des Études Féministes développe les études féministes et en favorise la diffusion en France et à l’étranger. L’ANEF regroupe des personnes enseignantes, chercheuses, étudiantes ou autre qui effectuent, dans diverses disciplines, des recherches et des enseignements féministes dans et hors institution. »
  • RÉHF – Réseau d’études handi-féministes
    • « Créé en 2020, [le Réseau d’études handi-féministes] offre un espace de recherche, d’échanges et de réflexions autour des questions de genre et de validisme ou capacitisme. Il croise ces deux rapports sociaux, bien souvent abordés séparément dans les sphères de l’enseignement, de la recherche et les milieux militants. Il est organisé par un collectif de personnes concerné par cette double position, soit à titre personnel, soit à titre scientifique, dont les perspectives sont minorisées dans le monde académique et activiste. En ce sens, le collectif d’organisation défend une approche politique et critique des savoirs et pratiques hégémoniques. »
  • ARGEF – Association de Recherche sur le Genre en Éducation et Formation
    • « L’association a pour but général de fédérer les dynamismes et les énergies au sein d’un groupe de recherches interdisciplinaires. Elle répond aux besoins des personnes concernées par le genre en éducation, en formation et dans le champ de l’intervention sociale, en favorisant leurs échanges. »
  • EFiGiES – Association des Jeunes Chercheuses et Chercheurs en Études Féministes, Genre et Sexualités
    • « Créée en 2003, EFiGiES est une association qui vise à créer de la solidarité entre étudiant·es, doctorant·es et jeunes chercheur·es en Études Féministes, Genre et Sexualités à travers une mise en commun de savoirs et d’informations.Pour promouvoir les recherches réalisées dans le domaine, l’association organise ou soutient des manifestations scientifiques qui entendent mettre en avant la pluridisciplinarité et la diversité des approches théoriques. »
  • Les Jaseuses
    • « Les Jaseuses forment un collectif de chercheur-euses féministes en non-mixité. Être chercheur-euse, c’est travailler à découvrir, inventer, comprendre, et enrichir la connaissance d’un sujet. Ce qui nous rassemble, c’est la volonté de faire de la recherche sans limiter celle-ci à sa définition académique. »
  • AFDU – Association Française des Femmes Diplômées des Universités
    • « L’AFFDU, association loi 1901, reconnue d’utilité publique, a été fondée au lendemain de la Première guerre mondiale, en 1920, par des femmes universitaires porteuses d’une grande ambition pour les femmes et convaincues que l’éducation des filles est à la fois un facteur de paix et la clef de la promotion des femmes. »
  • Genre en Germ’ – Réseau des germanistes travaillant sur le genre en France
    • « Le réseau Genre en Germ’ organise des rencontres régulières (ateliers, journées d’étude, tables rondes, colloques) et fait le lien entre les germanistes travaillant sur le genre (et champs annexes), ou souhaitant le faire à l’avenir, afin de pérenniser les échanges et de favoriser l’émergence de projets ou de collaborations nouvelles. »
  • LIMA.GE – Littératures du Moyen Âge et Genre
    • « La question du genre dans les littératures médiévales, recherche universitaire francophone. »
  • Mnémosyne – Association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre
    • « Mnémosyne est née à l’initiative de la revue CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés (devenue depuis 2014 CLIO, Femmes, Genre, Histoire) lors d’une assemblée générale constitutive tenue le 21 octobre 2000. L’association a pour but le développement de l’histoire des femmes et du genre en France, dans les universités comme dans tous les lieux, institutionnels, associatifs et culturels d’enseignement, de formation, de recherche et de conservation. »
  • RUSEMEG – Réseau Universitaire et Scientifique Euro-Méditerranéen sur le Genre et les femmes
    • « Le RUSEMEG identifie les chercheuses-rs et universitaires travaillant sur le genre en euro-méditerranée. Il produit de la connaissance scientifique et soutient le développement des études sur le genre. Il valorise les travaux sur le genre produits en euro-méditerranée et organise une recherche interdisciplinaire et inter-régionale. Il aide les jeunes chercheuses-rs en lançant des appels à projets de recherche. »
  • SAGEF – Société française d’études anglophones sur les femmes le sexe et le genre
    • « Cette société, affiliée à la Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur a pour objectifs principaux : de regrouper, en France, les universitaires anglicistes faisant des recherches sur les femmes, le sexe et le genre ; de développer ces recherches au sein de l’enseignement supérieur en France ; d’encourager et de développer la collaboration entre spécialistes de différentes disciplines en France et à l’étranger (notamment par le biais de journées d’études et de colloques) ; de diffuser, sans obligation de périodicité, les résultats de travaux dans ce domaine. »
  • VisaGe – Réseau de recherche Violences fondées sur le Genre

Belgique (Fédération Wallonie-Bruxelles)

Premier cycle

Masters

Recherche

  • BeWise
    • « BeWiSe is a community that supports women at all levels of STEM careers by fostering growth, inspiration, and camaraderie. We also welcome individuals who advocate for gender equality in science. »
  • Chaire internationale Mukwege
    • « La Chaire Mukwege vise à développer les recherches interdisciplinaires dans le domaine des violences sexuelles à l’égard des femmes et à fédérer sur cette thématique les connaissances de différents partenaires et universités en Belgique et dans le monde. »
  • Études sur le Genre et la Diversité en gestion
    • « EGID est une unité de recherche de l’Université de Liège qui étudie la gestion de la diversité de la main-d’oeuvre dans les entreprises et les organisations (GRH). Missions: réaliser des recherches en rapport avec l’un des thèmes précités ; mener des activités de consultance et de formation pour les secteurs privé et public ; identifier les pratiques transférables et les diffuser ; être un lieu d’échanges entre universitaires, praticiens et mandataires politiques ; être un lieu de formation pour les étudiants mais aussi les professionnels. »
  • Fédération Belge des Femmes Diplômées des Académies
    • « La Fédération nationale a pour mission de soutenir la recherche scientifique dans tous les domaines ( sciences exactes, sciences appliquées, philologie, droit, économie, etc.). En effet, elle octroie des prix à des jeunes femmes diplômées d’une université, qui poursuivent leur cursus, par exemple un doctorat. Les sections régionales ont pour ambition d’encourager l’amitié entre les femmes diplômées des académies et de promouvoir la culture et les connaissances sous quelque forme que ce soit ; notamment par l’organisation de conférences, de visites guidées ou de voyages à caractère culturel. »
  • FER Ulg – Femme Enseignement Recherche Université de Liège
    • « Fondé le 8 mars 2001, le FER ULiège est un réseau intergénérationnel de chercheur·es et d’enseignant·es de l’ULiège intéressé·es aux Études femmes – Études de genre. Ce réseau interdisciplinaire accueille également d’autres membres du personnel de l’ULiège qui cherchent à comprendre et à contrer les séparations et hiérarchies  socialement établies entre les hommes et les femmes et entre le masculin et le féminin. »
  • Sophia : Réseau belge des études de genre
    • « L’idée de constituer un réseau des études féministes en Belgique naît en 1989 lors du colloque international « Concepts et réalités des études féministes » organisé par le GRIF. Un an plus tard, un petit groupe de chercheuses et de militantes féministes unissent leurs efforts et créent le réseau Sophia. »
  • Université des Femmes
    • « L’Université des Femmes se définit comme un laboratoire de recherche, d’enseignement et de réflexions féministes sur la condition des femmes. »

Suisse

Bachelors

Masters

Recherche

  • Gender Campus
    • « Gender Campus est la plateforme des Études Genre, de l’égalité des chances et de la diversité dans les hautes écoles suisses. La rédaction collecte des informations sur les actualités et les activités de ces domaines. Elle contribue également à la mise en réseau d’institutions et de personnes actives dans le domaine des hautes écoles en Suisses comme à l’étranger. Nous mettons à disposition des espaces de travail et de communication et participons à la construction du paysage suisse de la politique de la recherche avec diverses actrices et acteurs des domaines de la diversité, de l’égalité des chances et des Études Genre. »
  • CEG – Centre en Études Genre
    • « En tant qu’unité de recherche hébergée à l’Institut des sciences sociales [de l’Université de Lausanne], le CEG a pour objectif de favoriser le développement de recherches sur le genre en sciences sociales à l’Unil, de nourrir le dialogue interdisciplinaire en Études Genre à travers des activités d’animation de la recherche, et de fournir un encadrement scientifique aux étudiant·es souhaitant intégrer les Études Genre dans leur cursus académique et/ou adopter une perspective de genre dans leur recherche. »
  • Gender Center
    • « Le Gender Center du Geneva Graduate Institute produit des recherches transformatrices qui remettent en question les relations de pouvoir entre hommes et femmes dans le domaine du développement et des relations internationales. Travaillant dans le monde entier et soucieux de la pertinence des politiques, nos chercheur·euses combinent leur expertise dans plusieurs disciplines et dans le domaine des études de genre pour se concentrer sur quatre domaines : économie politique et développement ; genre dans la gouvernance internationale ; violence, conflit et consolidation de la paix ; politique corporelle et santé. Notre approche est fondée sur des bases théoriques et empiriques et valorise la diversité des points de vue. Nous diffusons largement, encourageons le débat critique et la délibération en engageant une série de parties prenantes pour faire progresser la justice en matière de genre. »
  • Gender and Diversity
    • « Différents instituts et domaines de l’Université de Saint-Gall mènent des recherches et enseignent sur le genre et la diversité. Ils s’engagent en faveur de l’inclusion à l’intérieur et à l’extérieur de l’université. Le portail sur le genre rend ces activités visibles, permet la mise en réseau et renvoie aux événements thématiques actuels du Center for Disability and Integration. »
  • Interdisciplinary Centre for Gender Studies
    • « Le Centre interdisciplinaire d’études sur le genre existe à l’Université de Berne depuis 2001. […] Nous sommes engagé·es dans la recherche, l’enseignement et le dialogue des connaissances et nous nous concentrons sur les questions de genre en termes de contenu, de méthodologie et de théorie. Plus de 30 personnes issues de différentes disciplines travaillent actuellement à l’ICFG. »
  • SSEG – Société Suisse d’Études Genre
    • « La Société Suisse d’Etudes Genre est une société scientifique. Elle promeut les études genre en Suisse et représente leurs intérêts, en particulier en matière de politique de l’enseignement supérieur. Elle contribue également à établir des liens et créer des échanges entre les actrices et acteurs du milieu scientifique des études genre. »
  • FewWiss – Femmes Féminisme Recherche
    • « Femmes Féminisme Recherche est une association indépendante, active au niveau national dans le domaine de l’égalité des genres et de la politique scientifique et qui sensibilise le public aux points de vue féministes. L’association se conçoit en outre comme un réseau solidaire et un forum de discussion ouvert à tou·tes les féministes ainsi qu’à leurs sympathisant·es. »

Épistémologie(s) féministe(s)

Temps de lecture : 4 minutes


Étymologiquement, l‘épistémologie n’est autre que le discours sur la science, soit la théorie de la connaissance, mais les usages et significations en sont multiples. Dans un contexte francophone, il s’agit principalement d’une branche de la philosophie renvoyant à l’étude et à la production de la connaissance – que l’on mobilisera souvent en sciences sociales pour construire et interroger les courants de pensée autant que pour situer sa propre démarche.

Les discussions autour d’une approche féministe de l’épistémologie datent principalement des années 1980 et 1990, et sont d’une grande richesse – pour ne pas dire d’une grande complexité. Assez grossièrement, l’épistémologie féministe vise à relire et déconstruire la production hégémonique de la connaissance. Le titre de l’ouvrage de Sandra G. Harding paru en 1991 résume parfaitement les questions soulevées : Whose science? Whose knowledge? Autrement dit, à qui appartiennent la science et la connaissance ? Dès lors, se demander par qui est produite la connaissance permet d’étudier comment et pour qui. Qui plus est, interroger ce qui mérite d’être étudié, c’est aussi mettre en lumière l’ignorance choisie. Comme le résument Andrea Doucet et Natasha S. Mauthner, Harding propose une tripartition de l’épistémologie féministe : l’empirisme féministe (ce que le féminisme a à apporter à la méthode scientifique), les épistémologies du point de vue féministe (les femmes, en tant que groupe opprimé et marginalisé, bénéficient d’un point de vue particulier leur permettant de rendre compte plus pleinement de la réalité), et les épistémologie transitionnelles ou postmodernes (les perspectives sont plurielles, à l’instar des femmes, ce qui induit une plus grande réflexivité du sujet pensant). Toutefois, il semblerait qu’aujourd’hui les frontières entre ces trois écoles de pensée soient pour le moins floues, et que la production de la connaissance féministe emprunte à l’ensemble de ces schémas.


Les concepts et outils fondamentaux :

  • La standpoint theory, théorisée par Nancy Hartsock et d’inspiration marxiste, qui récuse l’objectivité de la science hégémonique. Le postulat de base réside en la nécessité de partir du point de vue des femmes, soit de leurs conditions matérielles d’existence en tant que groupe opprimé, afin de fournir une connaissance plus fine – et donc une critique – des rapports de pouvoir structurels au sein du patriarcat.
  • La connaissance située, que l’on doit à Donna Haraway, qui postule également que le travail scientifique ne saurait être objectif, puisqu’il est toujours dépendant du point de vue de celui qui l’accomplit. L’autrice développe alors le concept d’objectivité forte (s’opposant donc à une objectivité dite faible), impliquant de prendre une position critique par rapport à ce que l’on étudie tout en admettant et incluant sa propre identité au travail scientifique. Il s’agit de mettre le sujet connaissant au cœur de la démarche scientifique (notamment en tant que corps) plutôt que de réifier la production de la connaissance. Car, c’est en prenant conscience de la contingence de son positionnement et donc des connaissances que l’on produit que l’on peut accéder à une plus grande objectivité.

En somme, les épistémologies féministes renvoient à une pratique féministe du savoir – à noter qu’il existe d’autres épistémologies alternatives, le travail d’Arturo Escobar est, par exemple, passionnant – remettant en question la science moderne positiviste, qui avait fait de l’objectivité et la rationalité son porte-étendard mais ne reflète en réalité qu’une connaissance partielle et partiale.

Si le sujet vous intéresse, une vidéo d’introduction à l’épistémologie féministe est disponible ici.


Les théoriciennes incontournables :

  • Evelyn Fox Keller
  • Donna Haraway
  • Helen Longino
  • Lorraine Code
  • Sandra Harding

Alexe Paris-Provost. 2018. Critiques féministes et construction politique des savoirs : réfléchir le politique sans reproduire l’exclusion. Mémoire présenté comme exigence partielle de la maîtrise en science politique. Université du Québec à Montréal.

Andrea Doucet et Natasha Mauthner. 2006. « Feminist methodologies and epistemology ». Feminist Epistemologies and Ecological Thinking : 36-42.

Christian Larivée. 2013. « Le standpoint theory : en faveur d’une nouvelle méthode épistémologique ». Ithaque 13 : 127-149.

Donna Haraway. 1988. « Situated Knowledges: The Science Question in Feminism and the Privilege of Partial Perspective ». Feminist Studies 14 (n°3) : 575-599.

Elsa Dorlin. 2008. « Épistémologies féministes ». Sexe, genre et sexualités. Presse Universitaires de France : 9-31.

Isabelle Lasvergnas. 1986. « Repères dans l’évolution d’une épistémologie féministe ». Cahiers de recherche sociologique 4 (n°1) : 5–13.

José Medina. 2012. The Epistemology of Resistance. Gender and Racial Oppression – Epistemic Injustice, and Resistant Imaginations. Oxford University Press.

Léna Soler. 2019. Introduction à l’épistémologie, 3è édition. Ellipses.

Mohamed Amine Brahimi et Mouloud Idir. 2020. « Études postcoloniales et sciences sociales : pistes d’analyse pour un croisement théorique et épistémologique ». Revue Interventions économiques 64.

Nancy C. M. Hartsock. 1983. « The Feminist Standpoint: Developing the Ground for a Specifically Feminist Historical Materialism ». Dans Sarah Harding et Merrill B. Hintikka (dir.) Discovering Reality : 283-310.