Boîte à outils n°8 | La Communication Non Violente (édition des fêtes)

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Les principes de la Communication Non Violente

C’est à Marshall B. Rosenberg – élève du psychologue Carl Rogers, proche de Thomas Gordon et de Eugene T. Gendling, lecteur d’Hannah Arendt – que l’on doit la création de la Communication Non Violente, dans la droite lignée du travail initié par Gandhi – que l’on évitera de sacraliser. Elle repose sur deux piliers : l’honnêteté et l’empathie. Il s’agit selon lui de synthétiser des approches et outils existants afin de créer une forme de communication fondée sur la bienveillance qu’il estime constitutive de l’humanité. Dès lors, la Communication Non Violente a pour objectif de nous amener à ré-envisager la manière dont on s’exprime et dont on entend autrui, tout en gardant à l’esprit la manière dont autrui va percevoir ce que l’on dit ; ainsi qu’il l’écrit, « plutôt que d’être des réactions machinales, nos mots deviennent [alors] des réponses réfléchies ancrées dans la conscience de ce que l’on perçoit, ressent, et désire », permettant ainsi de sortir de nos schémas défensifs qui mènent – généralement – au conflit.

Comment faire ?

  1. J’observe attentivement la situation (action ou inaction)
  2. J’identifie ce que je ressens dans cette situation (émotion brute plutôt qu’interprétation)
  3. J’explique mes besoins liés à ce ressenti (quel besoin n’est pas comblé ?)
  4. Je demande à l’autre des actions concrètes pouvant participer de mon bien-être (requête plutôt qu’obligation)

Françoise Keller. 2017. Découvrir la Communication Non Violente. Malakoff : InterEditions.

Marshall B. Rosenberg. 1999.  Nonviolent Communication: A Language of Compassion. Encinitas : PuddleDancer Press.


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